Thèmes – Travail – Conditions de travail

Mesures d’accompagnement : Travail.Suisse ne discute pas sur un projet de démantèlement

Les mesures d’accompagnement (MAC) sont une épine dans les négociations sur un accord-cadre avec l’UE. Pour cette raison, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est entretenu ces dernières semaines avec les partenaires sociaux et les cantons. Les pourparlers préliminaires ont malheureusement montré que les négociations sur les MAC se dirigent vers un projet de démantèlement. C’est pourquoi, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé de se retirer des pourparlers. suite

Le 4 juillet, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a informé vouloir avoir l’avis des partenaires sociaux et des cantons sur les points en suspens de la libre circulation des personnes. Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, a eu des entretiens préliminaires avec le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. « Notre position a toujours été claire : primo, il n’est pas question de démanteler les MAC et, secundo, la Suisse doit pouvoir régler de manière indépendante la protection des salaires et des conditions de travail », a-t-il indiqué.

Travail.Suisse a manifesté jusqu’ici sa volonté de discuter mais les évolutions des deux derniers jours ont montré que toutes les propositions conduisent à un démantèlement des MAC. « C’est une fin de non-recevoir pour Travail.Suisse. Des discussions ne font pas de sens sur cette base. Les lignes rouges sont les lignes rouges et on ne peut les franchir impunément quand il en va du bien-être des travailleurs et travailleuses en Suisse», dit Adrian Wüthrich. Travail.Suisse a indiqué par écrit et par oral au Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann qu’il faut des propositions d’améliorations et que l’on ne peut pas se faire complice d’un projet de démantèlement. « Vu que ces observations ont été ignorées, Travail.Suisse n’a plus de raison de participer aux pourparlers à venir », rapporte Adrian Wüthrich. « L’accord-cadre n’a pas de chance de succès devant le peuple s’il est négocié sur le dos des travailleurs et travailleuses. »

Travail.Suisse reste en tout temps ouvert pour des discussions à l’avenir – par exemple pour une évaluation fondée conernant l’amélioration des mesures d’accompagnement comme pour une procédure d’annonce numérique moderne. Il est clair que pour garantir durablement la libre circulation des personnes avec l’UE, il faut étendre les mesures d’accompagnement pour une protection plus effective des salaires et des conditions de travail et pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, Président / Conseiller national, mobile : 079 287 04 93

08 août 2018, Adrian Wüthrich, Président

Mesures d’accompagnement: le Conseil fédéral fait un pas dans la bonne direction

Le Conseil fédéral a réaffirmé aujourd’hui les mesures d’accompagnement en tant que lignes rouges dans les négociations en vue d’un accord-cadre institutionnel avec l’UE. Suite aux récents signaux alarmants du département du conseiller fédéral Ignazio Cassis, cette décision est un retour à la raison. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, la libre circulation des personnes sans ou avec des mesures d’accompagnement atténuées est inconcevable. suite

Une petite économie ouverte et orientée vers l’exportation comme celle de la Suisse dépend de relations régulières avec ses principaux partenaires commerciaux. Travail.Suisse est consciente de la grande importance économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne et les a toujours soutenus dans le passé. Mais il est également clair que pour une organisation faîtière de travailleurs, l’acceptation de la libre circulation des personnes et de la concurrence sans restriction qui en découle pour les travailleurs du pays ne va pas de soi. « La promesse politique de protection des salaires et des conditions de travail doit être respectée et ne peut être discutée », déclare Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse.

C’est pourquoi les mesures d’accompagnement prévues dans le mandat de négociation d’un accord-cadre institutionnel ont également été désignées comme une ligne rouge. La manière dont ces décisions politiques ont été remises en question ces dernières semaines par des représentants du Conseil fédéral a été très irritante. « En ce sens, réaffirmer les mesures d’accompagnement comme une ligne rouge est un pas vers une solution raisonnable », déclare M. Fischer.

Pour Travail.Suisse, cependant, il est clair qu’afin d’assurer la libre circulation des personnes avec l’UE à long terme, les mesures d’accompagnement pour une protection plus efficace des salaires et des conditions de travail ainsi qu’une répartition plus équitable des bénéfices engendrés par la libre circulation sont nécessaires.

Plus d‘informations
Gabriel Fischer, Responsable Politique économique de Travail.Suisse, Mobile: 076 412 30 53

04 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

L’Accord cadre avec l’UE devrait aussi profiter aux travailleurs et soutenir la protection des salaires en Suisse

Cette année, les relations avec l’Union européenne occupent considérablement le Conseil fédéral. Pour défendre les intérêts des entreprises helvétiques, il négocie un accord cadre institutionnel, qu’il conclura ces prochaines semaines. En cas de votation populaire, l’accord cadre n’aura une chance d’être accepté que s’il apporte des avantages aux travailleurs et que les mesures d’accompagnement liées à la libre circulation des personnes restent inchangées. suite

Jusqu’ici, le Conseil fédéral n’a pas donné d’informations officielles sur l’état des négociations. Il décidera prochainement de la suite à adopter. La question de savoir s’il informera ou non le public reste ouverte. Au beau milieu des négociations avec l’Union européenne, le Conseil fédéral ne peut pas encore donner trop de détails, car cela risquerait d’affaiblir sa position. Pour autant, les déclarations que le conseiller fédéral Ignazio Cassis a faites le 13 juin à propos des mesures d’accompagnement furent une erreur – une erreur commise au détriment des travailleurs en Suisse. Jusqu’ici, le Conseil fédéral a défini, en accord avec les syndicats, les lignes rouges non négociables à ne pas franchir en matière de mesures d’accompagnement relatives à la libre circulation des personnes. Aux yeux de Travail.Suisse, il doit continuer d’en être ainsi.

Selon la presse – mais sans confirmation officielle du Conseil fédéral – les diplomates de l’UE et de la Suisse se sont entendus sur presque tous les points d’un accord cadre. L’UE veut des concessions de la part de la Suisse en matière de mesures d’accompagnement, parce que notre pays connaît un niveau de protection salariale plus élevé qu’il ne l’est au sein de l’UE, ce qui est en contradiction avec la logique de cette dernière quant à la libre circulation des personnes et à son marché unique. Lors d’une visite auprès de représentants de la Commission européenne, le 20 juin dernier, à Bruxelles, j’ai entendu officiellement les exigences de l’UE. De nombreux médias ont participé à la discussion et décrivent la position des représentants des travailleurs comme archaïque. Lors de ma première session en qualité de conseiller national, j’ai été abordé presque quotidiennement au sujet des mesures d’accompagnement. Pourtant, on devrait pouvoir discuter de la règle des huit jours – l’obligation d’annonce de huit jours avant qu’une entreprise de l’UE puisse détacher des travailleurs en Suisse – et par conséquent ne pas compromettre l’accord cadre. Le 15 juin, lors d’une conférence de presse, Travail.Suisse et l’USS ont fait connaître clairement leur position après les déclarations du conseiller fédéral Ignazio Cassis et ont défendu la protection salariale actuelle.

Premièrement, il reste beaucoup d’incertitudes quant à la teneur de l’accord cadre. Il ne fait aucun doute que l’UE exige de la Suisse qu’elle reprenne « avec dynamisme » le droit européen dans certains domaines. Actuellement, les Accords bilatéraux que nous avons acceptés en votation populaire sont en vigueur. De même que la politique fait évoluer le droit suisse, le droit européen continue d’évoluer, lui aussi. Pour cette raison, il convient de trouver une forme plus dynamique de la reprise du droit évolutif de l’UE, pour s’assurer de rencontrer moins de problèmes dans l’application du droit. En Suisse, la droite combat ce détournement majeur des accords conclus jusqu’ici et ne veut donc pas d’un accord cadre. Il faut partir du point de vue que le Conseil fédéral trouvera une forme compatible avec nos droits populaires. Les votants auront le dernier mot. Etant donné que les dernières votations sur les Accords bilatéraux ont passé grâce aux mesures d’accompagnement, l’UDC a attaqué en janvier dernier ce même dispositif de protection. Elle a diabolisé les mesures d’accompagnement et les a vouées aux gémonies. Ce n’était pas un simple hasard: Elle souhaite gommer non seulement la libre circulation des personnes, mais aussi la protection des salaires et des conditions de travail pour les travailleurs en suisse.

Deuxièmement, on peut d’ores et déjà dire que l’économie a tout intérêt à avoir un accord cadre. C’est pourquoi les Accords bilatéraux ont toujours été confirmés. Le vote sur l’initiative contre l’immigration de masse a montré que le peuple ne soutient plus la libre circulation des personnes les yeux fermés. Tournant de nouveau à plein régime, l’économie suisse a besoin d’un nombre accru de travailleurs, qu’elle peut facilement recruter dans l’UE grâce à la libre circulation des personnes. Cela devrait augmenter les recettes fiscales et être tout bénéfice pour la Suisse. C’est pourquoi Travail.Suisse demande depuis longtemps que les Accords bilatéraux profitent à tout un chacun. Il en va de même pour l’accord cadre.

Les recettes fiscales de la Confédération ont augmenté. Au lieu d’améliorer la qualité de vie des gens et d’investir, par exemple, dans une meilleure manière de concilier vie familiale et vie professionnelle, des baisses d’impôts vont permettre de restituer aux plus riches et aux entreprises un revenu gagné par le peuple. Résultat : les pouvoirs publics vont faire des économies. Au cours des dernières années, nous avons senti une grande retenue du côté des salaires. Parallèlement, les entreprises ont vu augmenter leurs bénéfices, ce dont profitent les actionnaires. Pourquoi les travailleurs devraient-ils voter en faveur d’un accord cadre qui profite en premier lieu aux entreprises et qui ne leur laisse qu’une portion congrue ?

Les moindres exigences faites aux entreprises sont combattues par les partis politiques du centre droit et présentées comme une menace pour l’économie. Témoin la loi sur l’égalité. En ma qualité de membre de la commission consultative du Conseil national, j’ai étudié de près les propositions : elles ne grèvent presque pas les entreprises. Néanmoins, elles sont combattues et on en fait tout un plat. Assouplie, cette loi sur l’égalité est une tentative de mettre en œuvre l’égalité des salaires ancrée dans la Constitution. Témoin le congé paternité. Tous les Etats européens ont une solution légale pour cette question sociétale qui se justifie. Notre proposition ne grève guère les entreprises, au contraire. Mais le congé paternité est refusé. Témoin l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié. Au lieu de mettre en œuvre des mesures efficaces pour promouvoir le potentiel de main-d’œuvre indigène, le Conseil fédéral a récemment (mercredi passé) dissous l’organisation du projet.

Reprocher leur obstination aux syndicats et aux organisations syndicales lorsqu’ils défendent le délai de huit jours pour les entreprises qui détachent des travailleurs – soit jusqu’ici la ligne rouge du Conseil fédéral – est à considérer dans un contexte plus large. À cela s’ajoute que les compromis trouvés ces dernières années ne sont plus possibles. La Prévoyance vieillesse 2020 a été combattue par les associations patronales et le centre droit. Après avoir connu un certain assouplissement, la saisie du temps de travail a été attaquée par une représentante des employeurs, jusqu’à un cinquième des travailleurs devrait en être exclu.

Le Conseil fédéral doit également peser les intérêts lors des négociations sur un accord cadre. S’il ne voit pour l’heure aucune possibilité de trouver une solution viable, il doit suspendre les négociations. Au cours des deux prochaines années, nous devrons de nouveau voter directement ou indirectement sur la libre circulation des personnes, l’initiative pour l’autodétermination ou l’initiative de résiliation par exemple. Les votants devront donc encore une fois prendre des décisions sur les Accords bilatéraux. Se séparer de l’accord cadre serait peut-être une meilleure solution.

Si le Conseil fédéral considère que le moment est pourtant venu d’augmenter la sécurité du droit, il doit procéder selon le processus réussi des derniers accords conclus jusqu’ici avec l’UE. Pour ces accords, des solutions qui ont amélioré le sort de tous les travailleurs ont toujours été trouvées au préalable. Travail.Suisse a toujours pu soutenir les Accords bilatéraux. Il était et il reste encore impératif de protéger les salaires et les conditions de travail suisses conformément au droit suisse. Nous refusons que les mesures d’accompagnement soient reprises dans l’accord cadre ou dépendent d’une certaine manière du consentement de l’UE. L’UE a un niveau de protection inférieur au nôtre, les salaires élevés justifient que la Suisse ait une meilleure protection salariale. Lors de notre visite à Bruxelles, nos collègues allemands et autrichiens nous ont conseillé de ne pas nous écarter de notre position. Ce serait un mauvais signal pour tous les travailleurs en Europe, si l’UE rejetait l’accord cadre en raison de la protection salariale en Suisse. Ce ne sera pas non plus dans l’intérêt de l’UE que la Suisse refuse l’accord cadre en votation populaire. Après le Brexit, ce serait un nouveau NON à la libre circulation des personnes.

03 juillet 2018, Adrian Wüthrich, Président

L’obligation d’annoncer les postes vacants constitue un nouvel espoir pour les demandeurs d’emplois victimes de discrimination

Grâce à l’obligation d’annoncer les postes vacants, les demandeurs d’emploi et l’Office régional de placement (ORP) sont informés en priorité des postes à pourvoir. De ce fait, les chances des travailleurs qui souffraient jusqu’ici de discrimination sur le marché du travail augmentent ; cela présuppose toutefois que les employeurs soient prêts à renoncer à certains préjugés. Seules des évaluations futures permettront de mesurer l’efficacité de cette obligation d’annoncer les postes vacants. suite

En Suisse, l’obligation d’annoncer les postes vacants est entrée en vigueur le 1er juillet 2018. Elle implique que les employeurs informent les Offices régionaux de placement (ORP) de tous les postes vacants dans les types de profession pour lesquels le taux de chômage atteint ou dépasse un certain seuil. Un seuil de 8 % s’applique, lequel sera abaissé à 5 % à partir du 1er janvier 2020. Travail.Suisse soutient cette introduction progressive qui permettra au système en général et aux ORP et aux employeurs en particulier d’avoir suffisamment de temps pour ajuster leurs procédures et leurs ressources.

Une préférence nationale est prévue, étant donné que cette obligation d’annoncer les postes vacants vise à mettre en œuvre l’initiative populaire « contre l’immigration de masse ». Ainsi un poste annoncé est interdit de publication pendant cinq jours ouvrables. Pendant ce délai, le poste en question ne doit pas être annoncé d’une autre manière et reste donc exclusivement réservé aux travailleurs et travailleuses inscrits dans un Office régional de placement (ORP). Les employeurs reçoivent même dans les trois jours ouvrables un avis de l’ORP concernant les dossiers de demandeurs d’emploi susceptibles de convenir, et éventuellement leurs coordonnées. Il existe des exceptions à l’obligation d’annoncer les postes vacants notamment pour le recrutement de personnes déjà employées dans l’entreprise (cela vaut également pour les apprentis embauchés à la suite de leur apprentissage), pour une durée d’emploi temporaire (jusqu’à 14 jours) et pour l’emploi de personnes parentes ou alliées.

À qui l’obligation d’annoncer les postes vacants profite-t-elle ?

Certains travailleurs sont victimes de discrimination sur le marché du travail, notamment en matière de pourvoi d’emploi. À titre d’exemple, en font partie des travailleurs seniors ou des personnes au nom étranger, qui sont exclus de la procédure d’engagement, parfois systématiquement et indépendamment de leurs compétences. Mais aussi les personnes qui souhaitent reprendre une vie active après une pause consacrée à leur famille ou après un séjour en prison, et qui rencontrent des difficultés à se réinsérer dans la vie professionnelle en raison de leur biographie ou d’une interruption dans leur parcours professionnel. En raison de préjugés contre ces caractéristiques individuelles, ces personnes échouent souvent dès la première étape du processus de recrutement et ne sont même pas convoquées à un entretien d’embauche, lors duquel elles pourraient prouver leurs capacités et leur adéquation avec le poste mis au concours. Finalement, l’obligation d’annoncer les postes vacants aide tous les travailleurs à améliorer leur mobilité sur le marché du travail. Ne serait-ce donc pas précisément la perception d’une certaine limitation de la mobilité sur le marché du travail qui se serait dégradée chez les travailleurs au cours des dernières années ? Le « Baromètre Conditions de travail », de Travail.Suisse, a enregistré une nette détérioration – de 2015 à 2017 – de cette mobilité sur le marché du travail. Plus de la moitié des travailleurs ne croit plus guère pouvoir retrouver un emploi comparable à celui qu’ils ont perdu (voir graphique).

L’obligation d’annoncer les postes vacants est également utile aux employeurs puisqu’elle leur épargne une grande partie du processus de recrutement, assumé par l’ORP, sans que cela entraîne des coûts supplémentaires pour eux. Dans les trois jours ouvrables, ils reçoivent de l’ORP les meilleurs dossiers susceptibles de les intéresser, au lieu de se démener face à une montagne de candidatures pour un poste à pourvoir et d’évaluer les candidats en vue d’un entretien d’embauche. Etant donné que l’obligation d’annoncer les postes vacants ne concerne qu’un simple devoir d’annonce et non pas une quelconque obligation d’inviter les candidats à un entretien d’embauche, ni de les embaucher, il sera capital pour sa réussite que les employeurs soient prêts à abandonner leurs préjugés à l’égard des demandeurs d’emploi enregistrés dans les Offices régionaux de placement (ORP), et à leur offrir de réelles chances de réinsertion.

L’avenir dira si et comment l’obligation d’annoncer les postes vacants améliore véritablement les chances des travailleurs sur le marché du travail. Il sera indispensable de procéder à une évaluation précise du fonctionnement pour savoir si l’inefficacité éventuelle de cette obligation accroît les critiques à l’égard de la libre circulation des personnes et surtout remet en question la voie bilatérale avec l’Union européenne.

03 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Lacunes dans la prévention des risques psychosociaux

Le stress et les risques psychosociaux sur le marché du travail sont à la hausse. C’est pourquoi le SECO et les inspections cantonales du travail se concentrent sur cette question en 2014-2018. Un rapport met maintenant l’accent sur son effet préventif, mais souligne aussi clairement les limites existantes. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des employés, il est nécessaire d’agir à trois niveaux. suite

Dans l’étude sur le stress de 2000, 27 pour cent des employés ont déclaré qu’ils étaient fréquemment stressés, 34 pour cent en 2010 et 41 pour cent dans le “Baromètre du bon travail” de Travail.Suisse en 2017. En outre, l’assureur maladie Swica a enregistré une forte augmentation du nombre total de cas de maladie et de maladies mentales, en particulier depuis 2012. Dans un rapport, le SECO présente l’évaluation d’un axe de mise en œuvre en cours depuis 2014. Les risques psychosociaux ont été plus étroitement intégrés dans les activités d’inspection. l en résulte une plus grande sensibilisation des employeurs, mais il y a aussi des limites claires à l’effet préventif. “Pour lutter contre le stress et les risques psychosociaux, en plus d’un renforcement supplémentaire des inspecteurs du travail, il y a besoin également d’une plus grande coresponsabilité des employeurs et une réglementation plus efficace dans la loi”, explique Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse. Pour Travail.Suisse, le rapport souligne la nécessité d’agir aux trois niveaux suivants :

Renforcement des inspecteurs du travail : le rapport indique clairement que l’effet préventif des inspecteurs du travail ne peut être obtenu que dans un contexte cohérent. Pour ce faire, il faut mettre l’accent sur les risques psychosociaux dans les contrôles, renforcer la formation et la formation continue des inspecteurs, augmenter les ressources financières des inspections du travail et intensifier les échanges d’expériences.
Partage de la responsabilité par les employeurs : Selon l’évaluation, les employeurs sont préoccupés par les risques psychosociaux. Cependant, l’accent est mis sur la résolution de problèmes individuels ou l’augmentation de la productivité – la prévention par l’adaptation de l’organisation du travail et l’implication des employés est négligée. La sensibilisation accrue des supérieurs hiérarchiques et des risques psychosociaux et leur prévention doivent être au centre de la formation et de la formation continue des responsables du personnel.
Nécessité d’agir au niveau législatif : la flexibilisation et l’allongement du temps de travail doivent être évités d’urgence. Au contraire, l’obligation générale de diligence de l’employeur prévue par la Loi sur le travail doit être adaptée et étendue aux risques psychosociaux.

Pour plus d‘informations : Gabriel Fischer, Responsable Politique économique, tél. 076 412 30 53

21 juin 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

RSS | D | F | Info juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN