Thèmes – Famille – Allocations familiales

Conférence de presse annuelle de l’Union suisse des arts et métiers: Ce que l’USAM ne nous dit pas

À l’occasion de la Conférence de presse annuelle de l’Union suisse des arts et métiers (USAM) qui a eu lieu ce jour, son directeur Pierre Triponez a renouvelé la menace de référendum contre la Loi fédérale sur les allocations pour enfants, soumise à l’heure actuelle aux délibérations du Parlement. Néanmoins, l’USAM a ommis de nous dire qu’au cours des dernières années, le prix des allocations pour enfants avait énormément baissé pour un grand nombre d’employeurs. suite

Depuis quelques mois, l’Union suisse des arts et métiers tire à boulets rouges sur la Loi fédérale sur les allocations pour enfants. Elle a même brandi à plusieurs reprises la menace du référendum. Son argument principal ? Les coûts supplémentaires seraient prétendûment insupportables pour l’économie et pour les employeurs. Pourtant, elle dissimule ainsi que les taux des cotisations versées par les employeurs aux caisses de compensation pour allocations familiales ont baissé dans un très grand nombre de cantons au cours des cinq dernières années seulement, et que cette baisse atteint parfois un tiers de la cotisation. C’est donc un fait établi, les allocations pour enfants sont devenues bien meilleur marché pour les employeurs au cours des années passées. Par conséquent, l’argument de la surcharge financière insupportable s’avère infondé. *

L’avantage : la décision revient au peuple
Un référendum contre la Loi fédérale sur les allocations pour enfants présenterait l’unique avantage de soumettre en même temps au peuple l’initiative lancée par Travail.Suisse „Pour de plus justes allocations pour enfants !“ et la contre-proposition du Parlement. De sorte qu’il reviendrait effectivement au peuple de décider s’il faut, et dans quelle mesure, améliorer les allocations pour enfants dans notre pays. Plus que jamais, Travail.Suisse est convaincue que seule l’initiative „Pour de plus justes allocations pour enfants !“ peut produire un effet sensible pour les familles. C’est pourquoi Travail.Suisse, ses fédérations et de nombreuses organisations de soutien mobiliseront toute leur énergie dans cette campagne de votation afin que le peuple accepte notre initiative.

09 février 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Les allocations pour enfants au Conseil des Etats: Les allocations pour enfants coûtent de moins en moins cher aux employeurs

Le contre-projet à l’initiative de Travail.Suisse « Pour de plus justes allocations pour enfants! » sera discuté au Conseil des Etats, lors de la session de mars, en vue d’aplanir les divergences. Une fois de plus, la question est de savoir si ce contre-projet permettra ou non d’obtenir aussi un modeste relèvement des allocations pour au moins une partie des enfants de Suisse. Les opposants lutteront de nouveau contre le projet de loi, en avançant l’argument des coûts croissants pour les employeurs, dissimulant ainsi le fait que les coûts sont en baisse pour les employeurs depuis plusieurs années, et parfois considérablement.

Annexe Dimension

PD Les allocations pour enfants coûtent de moins en moins cher aux employeurs.doc 62 KB

30 janvier 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Allocations familiales à la CSSS du Conseil des Etats: Sans montants minimaux, pas d’amélioration pour les familles

En biffant les montants minimaux de 200/250 francs de la loi fédérale sur les allocations familiales, la CSSS du Conseil des Etats a de nouveau réduit le projet à un papier dans le vide. L’harmonisation formelle décidée n’apporte aucune amélioration à la plupart des parents. Pour le cas où le Conseil des Etats suivra sa commission, l’initiative de Travail.Suisse «Pour de plus justes allocations pour enfants!» reste la seule voie pour apporter aux familles une réelle amélioration. suite

Le Conseil national a déjà voté deux fois pour l’introduction d’un montant minimal de 200 francs pour les allocations pour enfants et de 250 francs pour les allocations de formation dans le contre-projet à l’initiative «Pour de plus justes allocations pour enfants» de Travail.Suisse. Pourtant la CSSS du Conseil des Etats a de nouveau biffé ces montants aujourd’hui. Ainsi elle empêche même une amélioration minime pour beaucoup de familles. L’harmonisation purement formelle ne peut plus du tout être considérée comme un contre-projet à l’initiative «Pour de plus justes allocations pour enfants» à prendre au sérieux

La crédibilité du PDC et du PS est en jeu
Le PDC et le PS tiennent la majorité au Conseil des Etats. Ces deux partis ont fait de l’augmentation des allocations familiales à un minimum de 200/250 francs une revendication principale de leur politique familiale. Ils devront prouver, lors de la session de mars, qu’ils prennent au sérieux les demandes des parents et enfants. Sinon ces partis perdent toute crédibilité auprès des familles.

La décision d’aujourd’hui confirme l’importance de l’initiative «Pour de plus justes allocations pour enfants» de Travail.Suisse. Elle est le seul projet qui ne fait pas de promesses dans le vide, mais renforce les familles là où c’est le plus nécessaire: le budget familial.

23 janvier 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Les allocations familiales toujours meilleur marché pour les employeurs

Le 23 janvier, la CSSS du Conseil des Etats se penchera une nouvelle fois sur le contre-projet à l’initiative de Travail.Suisse « Pour de plus justes allocations pour enfants ! ». Les adversaires de ce projet argumenteront une nouvelle fois en disant que cela provoque des coûts supplémentaires pour les employeurs. Mais l’on cache le fait que les taux de cotisation des employeurs pour les allocations familiales ont été abaissés au cours des dernières années dans de nombreux cantons et souvent de façon massive. suite

Rien que pour l’an 2006, on a abaissé les taux de cotisation des employeurs aux caisses cantonales de compensation familiale dans six cantons. Au cours des cinq dernières années, les taux de cotisation ont été abaissés dans 17 cantons jusqu’à un tiers. En d’autres termes, cela signifie que les employeurs doivent dépenser, en raison de l’évolution démographique, une part toujours plus petite de la masse salariale pour les allocations familiales. Pour Travail.Suisse, il est clair qu’il existe une marge de manœuvre pour une augmentation des allocations familiales. La légère augmentation des allocations familiales prévue dans le contre-projet ne compense qu’à peine les économies des cinq dernières années. L’argument des coûts ne tient donc pas.

Au lieu de décharger les employeurs sur la base du nombre décroissant d’enfants, la pensée suivante est centrale pour Travail.Suisse : moins il y a d’enfants, plus ils sont précieux pour notre futur et plus la société et l’économie devraient reconnaître cette importante prestation des familles. C’est la raison pour laquelle l’augmentation des allocations familiales prévue dans le contre-projet est insuffisante. Ce n’est qu’avec une augmentation substantielle des allocations familiales à 15 francs par jour et par enfant que l’on aura un effet bien réel pour les familles. L’initiative « Pour de plus justes allocations pour enfants ! » reste ainsi la juste voie pour une politique familiale qui ait de l’effet.

19 janvier 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon

« Pour de plus justes allocations pour enfants! »: Le Conseil national tient au contre-projet et l’initiative reste d’actualité

Lors de la session de décembre, en s’accrochant au principe « Un enfant – une allocation » et aux montants minimaux – fixés pour l’ensemble du pays – des allocations pour enfants et des allocations de formation, le Conseil national a tenu à opposer à l’initiative de Travail.Suisse « Pour de plus justes allocations pour enfants! » un contre-projet qui doit être pris au sérieux. Il y a certainement lieu de considérer cela comme un succès partiel de ladite initiative. Celle-ci n’en reste pas moins d’actualité, puisque 90 pour cent des familles vivant en Suisse souhaitent un relèvement des allocations pour enfants.

Annexe Dimension

PD Le Conseil national tient au contre-projet.doc 40 KB

12 décembre 2005, Martin Flügel, Président Drucker-icon