Thèmes – Egalité – Maternité et paternité

Le congé de paternité a un besoin urgent d’une base juridique

Travail.Suisse a mis à jour les chiffres sur la fréquence du congé de paternité dans l’économie suisse (à partir de mai 2018). Les contrats collectifs de travail les plus importants et les plus contraignants ont été analysés. Il s’avère que l’adoption d’un congé de paternité est un processus lent. Pour près de la moitié des salariés sous contrat collectif de travail, seuls 1 à 2 jours de congé de paternité sont encore prévus. Parmi les grandes entreprises, il existe de nombreux exemples de congés de paternité de 10 à 20 jours.

Les chiffres relatifs au secteur public en tant qu’employeur ont également été mis à jour. Pour la Confédération, les cantons, les 30 plus grandes villes et les capitales cantonales, le congé paternité de 5 à 10 jours devient la norme. Cependant, seuls les grands centres urbains offrent un congé de paternité de 20 jours ouvrables, comme l’exige l’initiative populaire Travail.Suisse.

Dans l’ensemble, il y a une grande différence entre les grands et les petits employeurs : les grands employeurs offrent un congé de paternité, quoique modestement, alors que les petits employeurs ne le font généralement pas. Cette lacune ne peut être comblée que par une législation sur le congé de paternité et un financement fondé sur la solidarité, ce qui crée des règles du jeu équitables.

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L’association „Le congé paternité maintenant!“ maintient: quatre semaines sont un compromis

La Commission pour la science, l’éducation et la culture du Conseil national (CSEC-N) a adopté aujourd’hui le contre-projet indirect à l’initiative populaire sur le congé de paternité, après la Commission du Conseil des Etats (CSSS-S) qui avait proposé deux semaines de congé de paternité. La CSSS-S est maintenant appelée à élaborer un projet concret, qui sera ensuite mis pour consultation. L’association « Le congé paternité maintenant ! » note que le Parlement a finalement reconnu la nécessité du congé de paternité. Toutefois, il est clair que l’initiative pour un congé de paternité de quatre semaines est déjà un compromis. L’association « Le congé paternité maintenant ! » maintient par conséquent la revendication de son initiative. suite

Quatre semaines de congé de paternité, comme l’exige l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », sont tout à fait réalisables, tant sur le plan organisationnel qu’économique. En termes d’organisation, parce que les quatre semaines peuvent être prises par journées dans l’année qui suit la naissance de l’enfant et économiquement, parce que les coûts d’un maximum de CHF 420 millions par an, soit au total 0,11 pour cent du salaire, sont compensés par un retour sur investissement incroyable.

Le contre-projet indirect revient maintenant à la Commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-S), qui va envoyer un projet concret pour consultation. L’initiative relative au congé de paternité n’a pas encore été abordée pour le moment.

Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l‘association „ Le congé paternité maintenant !“ et Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-présidente de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et co-Présidente d’alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-président de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et Président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-président de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et Directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

Le congé paternité est…
nécessaire: La naissance d’un enfant est une étape importante. Pour un bon départ, on a besoin de pères présents. De tous, et pas seulement ceux qui peuvent se permettre des vacances non payées ou travailler pour une entreprise généreuse.
adapté à notre temps: Les pères veulent prendre leur responsabilité dès le début. Une condition préalable à la conciliation de la vie professionnelle et familiale est que le temps nécessaire soit disponible.
finançable : Un congé de paternité de 20 jours ne coûte pas plus qu’’une tasse de café par mois sur la fiche de paie. L’assurance perte de gain est en bonne situation financière et les perspectives sont bonnes. Le congé de paternité – un grand pas pour les pères, un petit pas pour le système de sécurité sociale

www.conge-paternite.ch / www.facebook.com/congepaternite

20 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président

La commission sociale présente un contre-projet indirect pour deux semaines de congé paternité

La commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) a débattu aujourd’hui de l’initiative populaire pour un congé paternité raisonnable et d’un éventuel contre-projet. Elle rejette l’initiative mais présente un congé paternité de deux semaines en tant que contre-projet indirect. L’association « Le congé paternité maintenant ! » est déçue du rejet de l’initiative. Il est toutefois encourageant que la CSSS-E ait enfin reconnu les besoins des familles et fait un premier pas modeste dans la bonne direction. suite

La Suisse est le seul pays en Europe qui n’a toujours pas de congé paternité. En décidant aujourd’hui de rejeter l’initiative et de présenter comme contre-projet indirect deux semaines de congé paternité, la CSSS-E a enfin reconnu la nécessité d’un congé paternité. Mais la mise en œuvre concrète est encore très modeste.

20 jours de congé paternité: raisonnable, finançable et facile à organiser

La prochaine étape sera la délibération de la commission compétente du Conseil national sur l’initiative et le contre-projet indirect de la commission sœur. Il est clair que la Suisse a maintenant enfin besoin d’un congé paternité, digne de ce nom. « Qu’un pays moderne et champion de l’innovation comme la Suisse n’ait toujours pas de congé paternité, cela n’est plus possible. Même si deux semaines de congé paternité, cela demeure très modeste, nous nous réjouissons que la CSSS-E ait reconnu la nécessité d’un congé paternité », indique Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant » Mais pour Adrian Wüthrich, il est clair que « 4 semaines de congé paternité, comme le demande notre initiative, est déjà un compromis. Du fait que l’initiative prévoit un congé flexible et pouvant être pris par jours, cela ne représente pas de problème pour l’employeur », indique Adrian Wüthrich.

Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l’Association « Le congé paternité maintenant! » et Président de Travail.Suisse, mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-Présidente de l’Association « Le congé paternité maintenant ! » et Co-Présidente d’ alliance F, mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-Président de l‘Association « Le congé paternité maintenant ! » et Président de männer.ch, mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-Président de l’Association « Le congé paternité maintenant ! » et Directeur de Pro Familia Suisse, mobile: 079 476 29 47

21 août 2018, Adrian Wüthrich, Président

La CSSS-E peut jouer un rôle pionnier

La commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) va délibérer demain sur l’initiative populaire fédérale « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » (Initiative pour le congé paternité). Le 1er juin, le Conseil fédéral confirma qu’il ne veut pas octroyer aux pères plus d’un jour ; la CSSS-E peut, dès lors, en disant oui à l’initiative, jouer un rôle pionnier pour un congé paternité raisonnable. suite

Le 1er juin, le Conseil fédéral confirmait sa position comme quoi la Suisse n’a pas besoin de congé paternité légal. Il lui semble égal que 81 pourcent de la population recommande un tel congé (voir l’étude représentative de l’Institut Link de 2015, www.vaterschaftsurlaub.ch).

20 jours de congé paternité sont raisonnables, finançables et faciles à organiser

Les délibérations dans la commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) font entrer l’initiative pour le congé paternité dans la prochaine phase, celle du débat parlementaire. Il n’est pas encore clair si, demain, la CSSS-E proposera déjà une recommandation ou si elle donnera un mandat pour des travaux supplémentaires. Par contre, ce qui est clair, c’est que la Suisse a besoin maintenant d’un congé paternité. L’initiative proposée, prévoyant 20 jours de congé paternité – pouvant être pris de manière individuelle et flexible pendant la première année de l’enfant – représente un compromis raisonnable qui est utile à toute la famille. L’association « Le congé paternité maintenant ! » recommande à la commission de dire clairement oui à l’initiative. « Elle représente un compromis entre la situation actuelle et les souhaits pour un congé parental, plus long. C’est donc une bonne solution bien helvétique », indique Adrian Wüthrich, président de l’association et Conseiller national.

Pour plus d’informations :
• Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! », Mobile : 079 287 04 93
• Matthias Kuert Killer, directeur de l’association « Le congé paternité maintenant ! », Mobile : 079 777 24 69


Un congé paternité est …
nécessaire : La naissance d’un enfant est une étape déterminante. Des pères présents d‘emblée favorisent un bon départ dans la vie de l’enfant. Et on a besoin de tous les pères et pas seulement de ceux qui peuvent se permettre de prendre un congé paternité non payé.
adapté à notre temps : Les pères d’aujourd’hui veulent prendre leur responsabilité dès le début. C’est aussi ce que l’on attend d’eux. Mais cela n’est possible que si on leur accorde le temps libre nécessaire.
finançable : Les 20 jours de congé paternité sont aujourd’hui déjà presque financés parce que le nombre de jours de service militaire reculent. Le congé paternité, un grand pas pour les pères et une contribution très modeste pour les assurances sociales.

www.congepaternite.ch / www.facebook.com/congepaternite

27 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président

Travail.Suisse est pour une prolongation du congé maternité sous conditions

Le projet de modification de la Loi sur les allocations pour perte de gains LAPG en consultation est approuvé par Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses. Il est plus que temps de régler le paiement du salaire des femmes qui accouchent et doivent faire hospitaliser leur nouveau-né sur une longue période. Cependant, le projet soumis en consultation doit être adapté aux pratiques hospitalières actuelles et ne pas surcharger les femmes de complications administratives inutiles. suite

La loi interdit aux femmes de travailler durant 8 semaines suivant leur accouchement. Quand leur nouveau-né doit être hospitalisé plus de trois semaines, elles peuvent aujourd’hui déjà demander le report du paiement des allocations de maternité au moment où elles rentrent à la maison avec leur enfant. Cela prolonge d’autant le congé maternité. Le paiement du salaire durant ce report n’est pas réglementé, de sorte que l’égalité de traitement entre femmes concernées n’est pas garantie et l’incertitude juridique règne.

Travail.Suisse approuve le projet du Conseil fédéral de modifier la LAPG pour ces cas de figure. Cependant, la condition d’une hospitalisation « immédiate » de l’enfant ne se justifie plus. Il s’agit maintenant d’adapter la loi aux pratiques actuelles et de prévoir les cas d’une hospitalisation de l’enfant dans les sept jours suivants sa naissance. Les séjours à l’hôpital des mères accouchées sont toujours plus courts : quand tout va bien, ils ne durent plus qu’un jour ou deux jours. De sorte qu’aujourd’hui, les nouveaux nés ne bénéficient plus de surveillance médicale prolongée, comme c’était le cas il y a seulement une vingtaine d’années. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de l’égalité chez Travail.Suisse : « Si un nouveau-né rentre rapidement à la maison après sa naissance, ne serait-ce qu’un jour, et qu’il a besoin ensuite d’urgence d’une hospitalisation prolongée, alors la mère doit aussi pouvoir demander un report du paiement de ses allocations de maternité. »

Travail.Suisse critique encore la complication administrative qui serait imposée aux mères. En cas de report de leurs allocations maternité, elles ne doivent pas devoir apporter d’attestation signée de leur employeur qui prouve qu’elles reprendront bien leur travail après le congé maternité. En effet, les caisses de compensation sont en mesure de déduire après coup leur situation professionnelle exacte par le suivi du versement des cotisations AVS par l’employeur. Une telle exigence administrative dans un moment difficile ne se justifie donc pas.

En savoir plus

Pour plus d’informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la politique de l’égalité, mobile : 079 598 06 37

11 juin 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Le Conseil fédéral laisse les pères assis sur le banc des remplaçants

Aujourd’hui, avec son message sur l’Initiative populaire fédérale “Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille” (Initiative pour le congé paternité), le Conseil fédéral a confirmé qu’il n’accordera pas aux pères plus d’un jour lorsqu’ils auront un enfant. L’association "Le congé paternité maintenant ! » ne comprend pas cette décision immuable du passé du Conseil fédéral. La balle est maintenant dans le camp du Parlement.%(mehr)suite%

Cette époque est révolue depuis longtemps où les pères ne faisaient figure que de remplaçants dans le travail familial. Les pères d’aujourd’hui veulent prendre des responsabilités, être présents dans les moments importants après la naissance d’un enfant et s’impliquer à la maison. L’association « Le congé paternité maintenant ! » ne comprend pas la décision du Conseil fédéral et est convaincue que la population fera faire avancer cette importante préoccupation de politique familiale en votation populaire.

Les arguments contre le congé de paternité de 20 jours, réglementé par la loi et financé par la loi sur les allocations pour perte de gain (à retirer avec souplesse dans un délai d’un an), montrent que la majorité des membres du Conseil fédéral est éloignée des besoins de la population. Etre présent à l’événement le plus important de la vie d’un homme – la naissance de son propre enfant – est considéré comme trop cher dans l’un des pays les plus riches du monde et est présenté comme un luxe que l’économie ne peut se permettre. C’est une argumentation misérabiliste. La balle est maintenant dans le camp du Parlement, qui a déjà rejeté plus de 30 propositions similaires. C’est pourquoi l’association « Le congé paternité maintenant ! » et ses organisations membres préparent le référendum et appellent la population civile à le soutenir.

>> aux témoignages vidéo
>> www.congepaternite.ch
>> www.facebook.com/congepaternite

Plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, vice-présidente de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et co-présidente d‘alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

Un congé paternité est …
… nécessaire : La naissance d’un enfant est une étape déterminante. Des pères présents d‘emblée favorisent un bon départ dans la vie de l’enfant. Et on a besoin de tous les pères et pas seulement de ceux qui peuvent se permettre de prendre un congé paternité non payé.
… adapté à notre temps : Les pères d’aujourd’hui veulent prendre leur responsabilité dès le début. C’est aussi ce que l’on attend d’eux. Mais cela n’est possible que si on leur accorde le temps libre nécessaire.
… finançable : Les 20 jours de congé paternité sont aujourd’hui déjà presque financés parce que le nombre de jours de service militaire reculent. Le congé paternité, un grand pas pour les pères et une contribution très modeste pour les assurances sociales/

01 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président

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