Thèmes – Autres points forts – Energie et climat

Plus d’emplois grâce au oui à la Stratégie énergétique

Aujourd’hui, le peuple Suisse a voté en faveur de la Stratégie énergétique 2050. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, s’était engagée pour le oui et se réjouit de ce résultat. Ce oui est aussi important pour la place économique suisse que pour l’approvisionnement durable en énergie. suite

A côté de l’importance politique de la Stratégie énergétique 2050, c’est l’impact en termes d’emplois de ce projet qui est au cœur des préoccupations de Travail.Suisse. Avec l’adoption de cette loi sur l’énergie, nous avons désormais l’opportunité de pouvoir créer des emplois porteurs d’avenir et de conserver les postes existants. Avec des énergies indigènes et renouvelables, la valeur ajoutée reste dans le pays et le fait que l’investissement soit effectué dans l’énergie hydraulique, solaire, géothermique, éolienne, le biogaz ou le bois, n’y change rien. Tous les cantons et les emplois, avec des niveaux de qualification les plus divers, vont bénéficier de ces investissements dans les énergies renouvelables et les technologies pour une meilleure efficience énergétique. Cela va renforcer la place industrielle et économique suisse.

Cependant, ce oui ne résout pas les défis de politique énergétique de la Suisse. En effet, il reste à savoir si les mesures auront l’impact souhaité et si celui-ci sera durable. Pour Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, une chose est claire après la décision populaire d’aujourd’hui : « Désormais, tous les acteurs économiques, tous les investisseurs privés, en particulier dans l’industrie et la recherche, sont appelés à faire des efforts pour une mise en œuvre réussie de la Stratégie énergétique 2050 et à saisir les opportunités qui se présentent. » Aujourd’hui après cette décision positive du peuple, le grand chantier peut commencer. Les résultats devront être visibles rapidement, non seulement pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons climatiques et de politique énergétique.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, 062 962 34 00 ou 079 287 04 93

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2017 05 21 TravailSuisse Eidg-Abst Ja-zur-Energiestrategie-2050 f.docx 42 KB

21 mai 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Stratégie énergétique 2050 : bonne pour les places de travail et l’environnement
Travail.Suisse et l’USS soutiennent l’objet fédéral sur l’énergie du 21 mai

Travail.Suisse et l’USS approuvent l’objet fédéral sur l’énergie. Ils saluent la stratégie énergétique 2050 car elle permettra de développer en Suisse des innovations et des investissements et ainsi la création d’emplois. Les coûts pour cette perspective économique positive sont supportables car ils n’entraînent qu’un modeste relèvement du supplément réseau. suite

La stratégie énergétique 2050 promeut un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable. Elle n’est pas seulement bonne pour le climat (réduction des émissions de gaz à effet de serre) et la santé (moins de pollution) mais aussi pour la place de travail suisse. La diminution de plus en plus marquée des énergies fossiles importées fera économiser des milliards. Cela permettra de réorienter les investissements vers l’efficacité énergétique, la réduction de la consommation d’énergie et les énergies renouvelables. Cela profitera au marché du travail.

Ces investissements auront lieu en Suisse. Ils permettront de conserver et de créer de dizaines de milliers d’emplois dans notre pays. Ces emplois profiteront à toutes les régions du pays car l’installation et la maintenance des énergies renouvelables et l’assainissement énergétique des bâtiments ont lieu partout. De plus, il s’agit d’emplois de différents niveaux de qualification (métiers du bâtiment comme polybâtisseur/euse, couvreur/euse, storiste ; responsable de projet, ingénieur/e, architecte, conseiller/ère en énergie, informaticien/ne etc.), ce qui optimisera le fonctionnement du marché du travail. Comme ces investissements se feront sur plusieurs décennies, la durabilité de ces emplois sera élevée.

La stratégie énergétique 2050, en favorisant l’innovation en Suisse, renforce aussi la compétitivité des entreprises suisses, en particulier celles qui exportent. Cela maintiendra et créera des emplois en Suisse dans le secteur industriel, en particulier dans l’industrie des machines.

En cas de rejet de l’objet, il y aura moins d’investissements dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables en raison de l’incertitude qui gagnera la politique énergétique. Cela aura clairement des répercussions négatives pour la place de travail suisse.

Il ne pourrait pas y avoir de moment plus favorable pour le passage aux énergies renouvelables : les prix du courant électrique sont si bas que les ménages et les PME peuvent absorber sans problème le supplément sur le réseau plus élevé de 2.3 ct./kWh au maximum ; sans parler des entreprises qui consomment beaucoup d’électricité vu qu’elles sont libérées de ce supplément. Les chiffres avancés par les opposants dans ce contexte ne correspondent à aucune réalité mais servent à faire peur. Concernant les investissements nécessaires à faire dans le réseau électrique (entretien, extension et transformation) la Suisse a un immense avantage vis-à-vis de tous les autres pays car elle a déjà le réseau électrique le plus dense d’Europe.

Il y a un excédent de courant dans toute l’Europe et cela ne changera que lorsque la reprise économique en Europe sera bien là. Mais sans un relèvement massif du prix des certificats d’émission de CO2, on continuera à produire du courant électrique à partir de charbon, ce qui est la cause principale de l’excédent de courant. C’est pourquoi, là aussi, il faut contredire les opposants à la stratégie énergétique 2050. Il n’y a pas de risque de pénurie de courant mais il est aussi juste de soutenir la production indigène pour des motifs écologiques.

L’approvisionnement en électricité en Suisse est stable au plus haut niveau car le réseau électrique est aussi bien entretenu. Une énorme capacité de courant entre et sort de Suisse chaque jour. Cet hiver, au cours d’un seul jour, 4’000 MW de courant a été importé, en même temps 2500 MW de courant a transité vers l’Italie et 1’500 MW de courant a été exporté en France sans avoir mis en danger l’approvisionnement électrique indigène une seule fois en ce jour. La capacité d’importation effective du réseau électrique suisse est d’environ 10’000 MW, ce qui correspond au besoin maximal indigène en courant.

Un oui à la stratégie énergétique 2050 ouvre la voie du tournant énergétique, incite à investir et offre une sécurité de planification. C’est un oui de raison et un engagement pour l’environnement et les places de travail.

Pour d’autres renseignements:
Denis Torche, secrétaire central Travail.Suisse,
Tél. 079 846 35 19
Dore Heim, secrétaire-dirigeante USS, Tél. 079 744 93 90

L’USS et Travail.Suisse représentent les intérêts des personnes actives en Suisse et se prononcent au nom de plus d’un demi-million de membres.

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2017-04 19 TS SGB Energiestrategie 2050 Abstimmung F.docx 24 KB

20 avril 2017, Denis Torche, Responsable politique énergétique et environnementale Drucker-icon

La stratégie énergétique 2050 est aussi excellente pour le maintien et la création d’emplois en Suisse

Travail.Suisse dit clairement oui la stratégie énergétique 2050 sur laquelle le peuple se prononcera le 21 mai 2017. Elle permettra à la Suisse de baser toujours plus son approvisionnement énergétique sur des sources d’énergies renouvelables, ce qui est indispensable pour la politique climatique et a aussi l’énorme avantage de favoriser l’innovation et les emplois en Suisse. Un rejet créerait un climat d’incertitude inquiétant, ce qui ferait baisser les investissements et serait préjudiciable à la place de travail helvétique. suite

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, le Conseil fédéral et le Parlement ont décidé la sortie progressive de l’énergie nucléaire en Suisse. C’est ainsi qu’est née la stratégie énergétique 2050 qui vise à réduire la consommation d’énergie, augmenter l’efficacité énergétique et développer les énergies renouvelables tout en mettant progressivement hors service les centrales nucléaires. La stratégie énergétique fixe des objectifs clairs de réduction de consommation (43% de moins de consommation d’énergie par habitant et 13% de moins de consommation d’électricité d’ici 2035 par rapport à 2000) et de développement de la production d’électricité issue des énergies vertes (au moins 11’400 gigawatt GW d’ici 2035 contre 3000 actuellement).

Pour atteindre ses objectifs, le soutien aux énergies renouvelables sera renforcé via l’augmentation de la rétribution du courant vert à prix coûtant (RPC) de 1,5 centime actuellement jusqu’à 2,3 centimes par kWh ; cela rapportera 1,3 milliard de francs par an (actuellement 850 millions de francs). Les moyens pour l’assainissement énergétique des bâtiments seront augmentés de 300 à 450 millions de francs par an. De plus, les normes d’efficacité énergétique seront renforcées (appareils, voitures etc.).

Les chiffres totalement faux de l’UDC

Le 21 mai 2017, nous ne votons que sur la première partie de la stratégie énergétique 2050, telle que décrite ci-dessus, du fait de l’aboutissement du référendum de l’UDC et de quelques autres organisations. Cette partie de la stratégie énergétique 2050 ne fait que renforcer une modification de la loi sur l’énergie approuvée par le Parlement et entrée en vigueur au début 2014. Or, les adversaires argumentent par rapport à la 2ème étape de la stratégie qui prévoit de remplacer ultérieurement le système d’encouragement de la première étape par un système incitatif basé sur une taxation de l’énergie. Or cette étape ne fait pas l’objet de la votation du 21 mai. De plus, les signaux envoyés par la politique montrent que cette 2ème étape de la stratégie énergétique n’a en l’état actuel aucune chance au Parlement. C’est pourquoi les chiffres avancées par l’UDC, faisant croire que la stratégie énergétique coûtera plusieurs milliers de francs par ménage et par an, ne reposent que sur du…vent. De plus, même si cette 2ème étape était réalisée, ils resteraient totalement fantaisistes car ils ne tiennent pas compte des effets positifs pour les ménages comme la substitution des importations des énergies fossiles et l’effet d’incitation qui encouragerait les ménages et l’économie à réduire leur consommation d’énergie.

La mise en œuvre de la partie de la stratégie énergétique qui fait l’objet du vote du mois de mai coûtera selon l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) environ 40 francs suisses de plus par an pour une famille moyenne qui paie aujourd’hui 75 francs de supplément réseau par an. On peut aussi considérer ce montant comme un investissement pas cher du tout puisqu’il nous permettra de réduire la dépendance de la Suisse envers les importations de pétrole et de gaz (environ 13 milliards de francs par an !) et qu’il générera des emplois et de la valeur ajoutée en Suisse.

De plus, contrairement à ce que prétendent les adversaires, ce n’est pas la stratégie énergétique 2050 qui met en péril notre approvisionnement énergétique : car en le basant de plus en plus sur les énergies renouvelables indigènes, on s’affranchit justement de la dépendance d’énergies fossiles polluantes provenant aussi bien souvent de pays instables. Enfin, les initiateurs du référendum ne proposent aucune alternative à la stratégie énergétique 2050. Ou alors une alternative non crédible reposant sur le maintien de l’énergie nucléaire que le peuple ne veut plus.

L’économie totalement divisée

L’UDC a aussi échoué à avoir, comme elle l’a espéré, les milieux économiques derrière elle. Elle n’a fait que provoquer des divisions au sein des associations économiques. Ainsi l’USAM a dit oui à la stratégie énergétique 2050 et economiesuisse s’est abstenu en raison de divisions internes. Seules quelques associations de branche, comme l’industrie des machines, disent non. Le non de l’industrie des machines est d’ailleurs surprenant car les entreprises grosses consommatrices d’électricité de cette branche peuvent compter avec la stratégie énergétique sur d’importantes réductions ou même suppressions du supplément RPC pour autant qu’elles prennent des engagements d’économie d’énergie. Pour les autres, le prix de l’électricité – elles peuvent se fournir sur le marché libre – ne représente pas de problèmes pour leur compétitivité.

Une stratégie bonne pour l’innovation et les emplois

Sous l’angle économique, la stratégie énergétique 2050 est positive car elle renforce fortement l’innovation dans les cleantech et favorise le maintien et la création d’emplois de différents niveaux de qualification dans toutes les régions du pays. En effet, l’installation et la maintenance des différents systèmes d’énergies renouvelables se font de manière décentralisée et nécessitent donc de la main-d’œuvre partout en Suisse. Les entreprises de construction, les électriciens, les exploitants des centrales hydroélectriques mais aussi les agriculteurs, les forestiers, les professionnels du bois ou les ingénieurs profiteront des nouvelles opportunités de la stratégie énergétique. Pour donner un exemple, on relèvera qu’en 2014, le programme d’assainissement énergétique des bâtiments a généré 700 millions de francs d’investissement et permis la création de 5000 emplois.

Par ailleurs, le développement de l’énergie renouvelable indigène favorise les investissements en Suisse, ce qui créera des places de travail dans notre pays. La stratégie énergétique 2050, en favorisant l’innovation en Suisse, renforce aussi la compétitivité des entreprises suisses. Les innovations dans le secteur de l’énergie et de l’efficacité énergétique développées par des entreprises suisses pourront être aussi exportées à l’étranger, ce qui permettra de maintenir et de créer des emplois en Suisse. Pas étonnant alors que de très nombreuses entreprises et entrepreneurs suisses font partie de l’alliance « L’économie suisse pour la Stratégie énergétique 2050 » (www.se2050.ch).

La stratégie énergétique 2050 contribue ainsi à la prospérité de la Suisse et à la qualité de vie de ses habitant-e-s à long terme. En cas de rejet, les investissements à venir considérables dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables tout comme dans le réseau électrique seront fortement freinés en raison de l’incertitude qui gagnera la politique énergétique suisse à l’avenir. Cela prétéritera bien entendu la dynamique de la création de nouveaux emplois dans le secteur énergétique et aura donc des répercussions négatives pour la place de travail suisse.

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2017 04 11 Votation StratEnerg f.docx 22 KB

11 avril 2017, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Politique climatique après 2020 : en faire une opportunité pour la valeur ajoutée et les emplois en Suisse

Avec l’accord de Paris sur le climat, la Suisse s’est engagée d’ici à 2030 par rapport à 1990 à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre dont 30% en Suisse. Dans sa réponse à la consultation sur la politique climatique post-2020, Travail.suisse demande une plus forte réduction des émissions en Suisse pour favoriser la valeur ajoutée et les emplois en Suisse. Le secteur des transports motorisés doit aussi davantage être mis à contribution. suite

L’accord de Paris sur le climat, approuvé par la communauté internationale en décembre 2015, vise à contenir l’élévation de la température mondiale moyenne nettement en dessous de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, et même à la limiter à 1,5°C. La Suisse s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% en 2030 par rapport à 1990. Mais le Conseil fédéral se contente de fixer un objectif national de réduction de 30%. Cela signifie que 60 pourcent des réductions seront obtenues en Suisse et 40% à l’étranger.

Davantage réduire les émissions de gaz à effet de serre en Suisse

Travail.Suisse propose de rehausser de 30 à 40% l’objectif national de réduction, ce qui limiterait à 20% (au lieu de 40%) la part des réductions par des projets à l’étranger. Il est vrai que l’on peut réduire davantage les émissions et à moindre coût dans beaucoup de pays qu’en Suisse en raison d’une intensité plus forte en carbone des processus de production. Faut-il pour autant aller jusqu’à un rapport de 60 à 40 ? Travail.Suisse dit non et en voici les raisons : primo en réduisant davantage les émissions en Suisse même, cela incite à développer davantage les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Tout cela favorise l’innovation. L’économie suisse est dès lors plus compétitive et crée davantage de places de travail en Suisse. Un pourcentage clairement plus élevé de réductions d’émissions à l’étranger signifie moins d’innovations en Suisse et moins de possibilité de développer de nouvelles compétences en Suisse, donc moins d’opportunités pour les entreprises et le marché du travail suisse.

Il est vrai qu’il existe une forte division internationale du travail dans les branches de l’économie verte, comme celle des énergies renouvelables, avec par exemple la fabrication de panneaux solaires à l’étranger et non en Suisse. Il n’en demeure pas moins qu’une part de la valeur ajoutée restante en Suisse sera plus importante (recherche et développement, installation des panneaux, conseils etc.) et créera ainsi davantage d’emplois en général bien qualifiés en Suisse si on réduit davantage les émissions directement dans notre pays.

Secundo, à long terme (aux alentours de 2050), la Suisse aura dû réduire ses émissions de gaz à effet de serre à un niveau proche de zéro émissions. Et nous devrons le faire en Suisse car selon l’accord de Paris sur le climat tous les pays devront s’approcher de zéro émissions d’ici 2050. Alors autant commencer à s’y mettre tout de suite. Plus on retarde l’échéance, plus cela coûtera cher et le know-how pour le faire sera davantage développé à l’étranger. Ce seront donc avant tout des entreprises allemandes, scandinaves, américaines, japonaises ou même chinoises qui nous vendront les technologies nécessaires pour atteindre notre objectif avec une création de valeur à l’étranger. En outre, avec un développement bien plus rapide des énergies renouvelables ou de l’efficacité énergétique, on économisera plus vite et plus considérablement chaque année des milliards de francs grâce à une baisse conséquente des importations d’énergies fossiles.

Tertio, plus la part de réductions d’émissions est faite par des projets à l’étranger, plus le risque est grand qu’ils ne répondent pas aux critères de durabilité. Les expériences faites jusqu’ici montrent que beaucoup de projets réalisés n’ont pas ou pas suffisamment tenu compte du respect du développement durable, en particulier des exigences du travail décent. Nous n’acceptons pas que pour protéger le climat, les conditions de travail soient mauvaises ! Par ailleurs, si l’on persiste à vouloir faire 40% des réductions d’émissions à l’étranger, il en résultera une procédure de contrôle plus lourde et plus coûteuse si l’on veut que l’article 6 al. 2b de la nouvelle loi sur les émissions de gaz à effet de serre soit bien respecté. Cet article, d’ailleurs bienvenu, indique que la réduction d’émissions réalisées à l’étranger, dans les pays peu développés, doit contribuer au développement durable et ne pas avoir d’impact négatif sur le plan environnement et social.

En faire beaucoup plus pour réduire les émissions des transports privés motorisés

C’est paradoxal : le secteur qui a le plus réduit jusqu’ici ses émissions (celui du bâtiment, ménages et services inclus), continue à être le plus mis à contribution. Alors que les réductions de gaz à effet de serre dans ce secteur étaient de près de 30% en 2014 par rapport à 1990, l’industrie a fait moins bien en réduisant les siennes de 13% alors que les transports, eux, affichent même un indécent + 9% ! Or le projet du Conseil fédéral prévoit surtout de poursuivre les efforts pour le secteur du bâtiment avec l’augmentation de la taxe sur le CO2 pour les combustibles jusqu’à 240 francs par tonne et, si cela ne suffit pas, à interdire les chauffages au mazout aussi pour les anciens bâtiments. En revanche, rien de plus n’est demandé aux entreprises. Au contraire, le nouveau système prévu d’exemption de la taxe sur le CO2, et l’orientation du Parlement actuel qui est favorable à l’allégement des entreprises tous azimuts, risquent bien d’augmenter fortement la facture des pouvoirs publics – et donc celle des contribuables – pour exempter plus fortement les entreprises de la taxe sur le CO2.

Quant au secteur des transports, c’est bien pire puisque le projet ne prévoit pas de mesures supplémentaires, l’abaissement des émissions de CO2 pour les voitures étant déjà fixé dans la stratégie énergétique 2050. C’est pourquoi, il devient indispensable d’inclure dans le projet aussi des mesures pour le secteur des transports individuels motorisés. Il faut au minimum, d’une part, introduire une taxe sur le carburants et, d’autre part, que les pouvoirs publics soutiennent par des subventions les achats de voitures électriques afin qu’elles puissent plus rapidement percer sur le marché ainsi que l’infrastructure concomitante.

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2016 11 09 Politique-climatique-apres-2020 f.docx 18 KB

09 novembre 2016, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Recommandation de vote du Comité de Travail.Suisse pour la votation du 27 novembre 2016

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses a, lors de sa séance du 31 août 2016, décidé de prononcer la liberté de vote pour l’initiative « Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire (initiative «Sortir du nucléaire»). suite

L’initiative sortir du nucléaire demande l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires et une durée maximale d’exploitation de 45 ans pour les centrales nucléaires existantes. L’initiative prévoit en plus pour la sortie programmée du nucléaire un tournant énergétique reposant sur des économies d’énergie, l’efficience énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Si les inspections de sécurité montrent qu’une centrale nucléaire ne doit plus être exploitée, il faut, selon le Comité de Travail.Suisse, la débrancher. Mais cela nécessite une planification à long terme, suivant en cela l’exemple de la centrale nucléaire de Mühleberg. Or, les délais de mise hors circuit des centrales nucléaires, tels que prévus par l’initiative, ne garantissent pas cette planification à long terme. Cela empêcherait aussi la reconversion du personnel concerné. Le Comité regrette dès lors que l’on n’ait pas réussi à régler de façon plus claire la question de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires dans la stratégie énergétique 2050. C’est pourquoi, le Comité de Travail.Suisse a décidé de la liberté de vote.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tél. 031 370 21 11, mobile : 079 287 04 93

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2016 09 01 PAROLEN-zu-eidg-Abstimmung-27-11.docx 13 KB

01 septembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon