Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Confirmation formelle de la Chancellerie fédérale: l’initiative sur le congé paternité a abouti avec 107‘075 signatures valables

Le mardi 4 juillet 2017, l’association « Le congé paternité maintenant ! » déposait 107‘455 signatures validées par les communes à la Chancellerie fédérale. Cette dernière a maintenant confirmé officiellement que l’initiative pour 4 semaines de congé paternité pouvant être pris de manière flexible a abouti avec 107‘075 signatures valables. La publication officielle correspondante paraîtra dans la Feuille fédérale le 15 août 2017. suite

Le résumé des chiffres les plus importants le met clairement en évidence: un congé paternité raisonnable, flexible et finançable de 4 semaines correspond à un besoin important dans la population. En l’espace d’une année, on a pu récolter 130’000 signatures dont un quart online. De l’ensemble de ces signatures, on a déposé le 4 juillet 107’455 signatures ayant reçu l’attestation de la qualité d’électeur des communes. 107’075 sont finalement valables. « Nous nous réjouissons bien entendu d’avoir maintenant reçu la décision d’aboutissement par la Chancellerie fédérale », indique Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! ». La décision représente aussi le coup d’envoi de la planification stratégique de la suite de la campagne. Il est clair que « La Suisse a besoin maintenant d’un congé paternité. Nous allons lutter dans ce sens », indique Adrian Wüthrich.

Pour la suite des événements, le Conseil fédéral est le premier sollicité. Il devra soumettre à l’assemblée fédérale un message sur l’initiative sur le congé paternité jusqu’au 4 juillet 2018 ou, s’il décide de soumettre un contre-projet direct ou indirect, jusqu’au 4 janvier 2019

La décision paraîtra dans la Feuille fédérale le 15 août 2017.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et de l‘association „Le congé paternité maintenant!“,
Tél. 031 370 21 11, mobile 079 287 04 93

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2017 08 09 MM Bundeskanzlei-bestaetigt-Gueltigkeit-der-Vaterschaftsurlaubs-Initiative f.docx 30 KB

10 août 2017, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication Drucker-icon

La reprise doit impérativement profiter aussi aux travailleurs

Il y a longtemps que les perspectives économiques ne s’étaient pas avérées aussi positives. Les entreprises suisses profitent aussi de la reprise mondiale et en particulier de l’amélioration dans la zone euro. Les pronostics annoncent une croissance économique solide et durable. Les travailleurs doivent aussi pouvoir y participer pour renforcer leur pouvoir d’achat et répondre au besoin d’ajustement des salaires. Lors de cet automne salarial 2017, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union demandent des augmentations salariales d’un ordre de grandeur de 2% pour la majorité des travailleurs. suite

Après des périodes difficiles, la reprise économique se profile. Les pronostics du SECO annoncent une croissance économique de 1.4% pour l’année en cours et de 1.9% pour l’année prochaine. D’autres indicateurs se situent nettement au-dessus de la moyenne à long terme et confirment la situation positive dans l’économie. Cette reprise doit avoir un impact sur la situation des travailleurs. Il faut des augmentations salariales significatives allant jusqu’à 2%.

Ajustement salarial nécessaire

Au cours des dernières années, les travailleurs ont dû se contenter d’augmentations salariales modestes et parfois même de gels des salaires. Cela a contribué à maintenir la compétitivité des entreprises durant les années de crise et durant la période de surévaluation du franc. Aujourd’hui, les travailleurs doivent, eux-aussi, pouvoir bénéficier de la reprise économique. Une augmentation du pouvoir d’achat vient notamment renforcer le pilier conjoncturel qu’est la consommation privée et il contribue à stabiliser la reprise économique.

Focalisation sur les mesures générales et les salaires des femmes

Depuis 2013, la part des augmentations salariales générales a connu une baisse constante, désormais des mesures individuelles opaques et parfois arbitraires ont pris le dessus. Il faut rectifier cet état de fait, car c’est seulement avec des augmentations générales que tous les travailleurs peuvent participer à la croissance économique. Le renchérissement en hausse exige une focalisation sur des mesures salariales générales, car c’est seulement à partir de cette condition que le pouvoir d’achat des travailleurs peut être maintenu et protégé contre une baisse du salaire réel.

Il faut également se focaliser sur les salaires des femmes. La discrimination toujours actuelle que subissent les salaires des femmes à hauteur de 7.4 % est absolument inacceptable et il faut impérativement promouvoir l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Une augmentation des salaires des femmes est aussi nécessaire parce que les femmes fournissent, avec l’augmentation de l’âge de leur retraite dans la réforme AVS 2020, une grosse contribution pour le financement et la sécurisation à long terme de la prévoyance vieillesse.

Pour de plus amples informations :
Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, tél. 076 412 30 53
Arno Kerst, Président de Syna, tél. 079 598 67 70
Roman Helfer, Responsable politique Hotel & Gastro Union, tél. 079 540 78 37
Stefan Müller-Altermatt, Président de transfair, tél. 079 239 98 19

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08 août 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Des retraites stables et sûres au lieu d’un cumul de déficits et d’incertitude

Prévoyance vieillesse 2020 assure les retraites et améliore les rentes des salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Ce sont les raisons qui ont motivé tous les syndicats et organisations de salarié(e)s nationaux à former un « Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020 ». Ces organisations représentent plus de 700 000 travailleuses et travailleurs en Suisse et vont s’engager de toutes leurs forces pour un double Oui à la réforme des retraites le 24 septembre. suite

Au cours des 20 dernières années, le peuple a refusé toutes les réformes de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral et du Parlement. A juste titre. Parce qu’elles étaient des projets de démantèlement unilatéraux. Mais le projet sur lequel nous allons nous prononcer est cette fois-ci positif dans l’ensemble.

Dernier moment pour stabiliser les finances de l’AVS

Un modeste financement additionnel garantit des rentes sûres. Un milliard de francs sera versé à l’AVS, sans que la population n’ait à débourser un centime de plus. Car le 0,3% de TVA prélevé actuellement pour l’AI sera transféré à l’AVS. La TVA reste à 8% jusqu’en 2021. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’elle augmentera à 8,3%. Or, on ne pourra plus jamais stabiliser les finances de l’AVS à un coût aussi avantageux. Voter Non à la réforme, c’est affaiblir l’AVS. Car sans financement additionnel, l’AVS accumulera les déficits, ce qui augmentera la pression sur les rentes et en faveur de la retraite à 67 ans.

Améliorations pour les femmes et les revenus de faible à moyens

Un Oui améliore les rentes pour les salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Les deux tiers de la population à la retraite vivent principalement des revenus provenant de l’AVS. Raison pour laquelle, le supplément AVS de 840 francs/an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs/an pour les couples est particulièrement important. C’est en effet avec l’AVS que chaque franc de cotisation rapporte le plus de rente. Un rejet du projet n’empêcherait pas seulement cette amélioration. Il conduirait aussi davantage de personnes dont les revenus sont bas à devoir demander les prestations complémentaires.

Le Oui apporte des améliorations de rentes aux femmes. Les femmes, qui travaillent majoritairement à temps partiel, sont à l’heure actuelle discriminées dans le deuxième pilier. Ce qui explique que leurs rentes ne représentent en moyenne qu’un tiers de celles des hommes. Cela va désormais changer, étant donné que le salaire assuré sera plus important. Grâce à ces mesures, Prévoyance vieillesse 2020 reste finalement une bonne réforme pour les femmes, malgré le relèvement de l’âge de la retraite. Voter Non repousse cette amélioration aux calendes grecques. Rejeter la réforme, c’est aussi refuser aux chômeurs et chômeuses âgés le droit à une rente du deuxième pilier. Ceux-ci sont actuellement exclus de leur caisse de pension et, quand ils arrivent en fin de droit, doivent entamer leur capital LPP avant même d’être à la retraite. La réforme met un terme à cette situation indigne.

Après 70 ans, renforcer l’AVS

Les membres du « Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020 » appellent tous les salarié(e)s à accepter Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’adoption de l’AVS par la population, il est temps de renforcer l’œuvre sociale la plus importante de Suisse. Si elle devait être refusée, il n’y aura pas de meilleur projet. La pression au démantèlement irait plutôt croissant.

Plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

10 juillet 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Une révision de loi inefficace

Le projet de révision de la Loi sur l’égalité LEG présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral est inefficace car il n’impose rien qui ne puisse être évité d’être appliqué par les entreprises de plus de 50 employés. C’est une occasion manquée. Car sans contrôles étatiques de l’analyse interne des salaires réalisée par les entreprises et sans sanctions étatiques dissuasives, cette révision de loi n’est pas à même de faire évoluer les choses sur le front de la discrimination salariale. suite

Examen des salaires obligatoire tous les quatre ans par chaque entreprise de plus de 50 personnes, information du personnel des résultats de l’analyse, contrôle de l’analyse par une révision externe indépendante : la révision de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes LEG peut réjouir dans un premier temps, car elle signifie un début de transparence en matière d’égalité salariale.

Toutefois, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, estime que pour être vraiment efficace et supprimer la discrimination salariale dont souffrent en majorité les femmes de ce pays – qui se chiffre à 7,7 milliards chaque année, d’autres mesures devaient impérativement compléter la loi, comme des sanctions dissuasives et l’intervention de l’Etat. Or, le projet de révision de la Loi sur l’égalité présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral ne contient rien de tout cela. A l’instar de ce qu’il se passe pour les entreprises ayant recours au travail au noir, même l’établissement par l’Etat d’une liste noire des entreprises n’ayant pas contrôlé elles-mêmes leurs salaires ou n’ayant pas fait vérifier leur analyse par un tiers a disparu du projet. Les entreprises peuvent donc continuer à violer la Constitution en toute impunité.

Pour Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité chez Travail.Suisse : « Le Parlement a le pouvoir de terminer le travail incomplet du Conseil fédéral. Mais dans la configuration politique actuelle, il sera difficile de regrouper une majorité pour cela. ». Les femmes actives vont donc continuer de payer le prix élevé de la négligence des entreprises. Voilà une occasion manquée, qui déçoit Travail.Suisse ainsi que toutes les femmes qui travaillent au rabais.

Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

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2017 07 05 CP Egalite-des-salaires-Revision-LEG f.docx 44 KB

05 juillet 2017, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité Drucker-icon

Libre circulation des personnes: il faut une obligation de communiquer les postes vacants efficace

Sous le titre « 15 ans de libre circulation des personnes », le Seco a publié aujourd’hui le 13ème rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes. Il montre d’abord les effets positifs de la libre circulation sur l’évolution économique et la stabilisation des œuvres sociales mais n’occulte pas le fait qu’il y a aussi des effets négatifs sur le marché du travail. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il faut, en plus d’une meilleure protection des salaires et des conditions de travail, aussi une obligation de communiquer les postes vacants efficace pour améliorer les chances des personnes discriminées sur le marché du travail. suite

Le rapport de l’Observatoire dresse un tableau positif de la libre circulation des personnes. La migration se produit en première ligne sur le marché du travail et a apporté un développement économique positif. En outre, l’immigration de jeunes travailleuses et travailleurs bien qualifiés a stabilisé les œuvres sociales. Les zones d’ombre concernent les développements sur le marché du travail : ainsi les différences salariales entre les travailleuses et travailleurs résidants et fraîchement immigrés se sont renforcées au cours des dernières années, un signe clair pour un renforcement de la pression sur les salaires. « Certes, grâce aux mesures d’accompagnement, il a été possible d’éviter une nette baisse des bas salaires mais une évolution faible des salaires et des effets de remplacement sur certains segments du marché du travail font partie des effets de la libre circulation » indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. Les mesures d’accompagnement doivent faire en sorte que l’on paie en Suisse véritablement des salaires suisses et que l’on préserve les conditions de travail. Pour garantir ce but, il faut une application conséquente et une amélioration régulière des instruments.

Obligation de communiquer les postes vacants : la libre circulation doit profiter à tous

Même si la libre circulation déploie des effets économiques globaux favorables, de loin pas tout le monde en profite dans la même mesure. Selon le niveau de qualification (personnes hautement qualifiées et faiblement qualifiées subissant une pression concurrentielle plus forte), l’âge (travailleurs âgés et personnes ayant de la peine à retourner sur le marché du travail) et le domicile (Tessin et d’autres régions frontalières avec une situation critique sur le marché du travail), ces effets négatifs sont plus marqués. La politique doit se soucier de faire en sorte que la libre circulation des personnes profite à tout le monde. Pour ce faire, il faut mettre en œuvre efficacement l’obligation de communiquer les postes vacants pour améliorer vraiment les chances des personnes au chômage. Pour Travail.Suisse, il ne sera possible de convaincre durablement la population des avantages de la libre circulation des personnes qu’aux conditions suivantes : protection efficace des salaires et des conditions de travail, meilleure intégration des jeunes sur le marché du travail, plus forte participation des femmes au marché du travail et maintien réel des travailleurs âgés sur le marché du travail.

Pour d’autres informations :

Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, 076 412 30 53

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2017 07 04 MM Observatoriumsbericht Personenfreizuegigkeit f.docx 40 KB

04 juillet 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon