Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Discrimination salariale : le Conseil des Etats louvoie

Le Conseil des Etats renvoie le projet de révision de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes LEG à sa commission. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est déçue par cette véritable manœuvre d’évitement de dernière minute. Combien de temps les femmes doivent-elles encore attendre pour que la discrimination salariale dont elles souffrent disparaisse ? suite

De l’avis de Travail.Suisse, le modèle de révision de la Loi sur l’égalité tel que proposé par le Conseil fédéral est tiède. Ce matin, il n’a pas convaincu les sénatrices et les sénateurs, qui renvoient le paquet à sa commission. A entendre les arguments hors propos ou fallacieux avancés par certains pour s’opposer à l’entrée en matière, il y a fort à parier que le projet – déjà bien affaibli par la Commission de la science, de l’éducation et de la culture – sortira encore moins efficace et encore moins contraignant de cette seconde analyse.

Les sénateurs ont renvoyé le projet en commission pour qu’elle puisse analyser d’autres modèles, en particulier ceux qui se basent sur l’auto-déclaration. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la Politique de l’égalité : « L’attente des femmes est claire : il ne s’agit pas de diluer encore le projet avec de l’eau froide, comme l’a déjà fait une majorité de la commission. ». Car l’expérience a démontré que les mesures volontaires ne réussissent pas à éliminer la discrimination basée sur le sexe, une réalité qui coûte chaque année plus de 7 milliards de francs aux seules femmes.

Pour plus d’informations:
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l‘égalité, 079 598 06 37

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2018 02 28 CP CE Revision-Loi-sur-l-egalite f.doc 55 KB

28 février 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Réseau postal, CFF etc. : le Parlement doit exercer son contrôle démocratique et renforcer le rôle du service public

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses et transfair, son organisation affiliée du service public, demandent au Parlement de tirer les bons enseignements de l’affaire CarPostal pour le service public de La Poste Suisse et même pour le service public en général. Il faut faire la transparence et renforcer le contrôle démocratique sur la Poste en particulier car elle appartient à 100% à la Confédération. Il faut établir un moratoire gelant la suppression des offices postaux dans l’attente de la redéfinition et du renforcement des critères du service public. suite

Au cours de ses précédentes sessions, le Parlement a adopté toute une série d’interventions parlementaires concernant le réseau postal. Elles traduisaient le mécontentement de divers groupes concernant les prestations offertes par la Poste en termes d’accessibilité, de transparence et de surveillance. Travail.Suisse, et son affilié transfair, avaient salué l’adoption de la plupart de ces interventions – en général des motions – qui ouvrent la voie à une révision de la Loi sur la poste. Dans ce contexte, Travail.Suisse et transfair demandent au Conseil national d’adopter jeudi 1er mars la motion de la CTT du Conseil des Etats « Planification stratégique du réseau d’offices postaux ».

Pour Travail.Suisse et transfair, les interventions parlementaires sur le réseau postal, et maintenant la demande d’un débat urgent sur CarPostal, doivent conduire à renforcer le service public. L’affaire CarPostal ne doit en aucun cas mener au renforcement de l’autonomie de l’entreprise, voire à sa privatisation. Car ce sont plutôt les exigences de rentabilité et « l’oubli » de la mission de service public que l’on peut supposer être à l’origine des graves dysfonctionnements. Une crise de confiance ébranle maintenant la Poste dans son ensemble et des doutes apparaissent aussi sur la situation financière réelle des offices postaux. Le déficit de transparence doit être éliminé le plus vite possible. En attendant qu’elle soit établie et que le Parlement ait redéfini les critères politiques de service public pour le réseau postal, il faut geler la fermeture des offices de poste avec l’établissement d’un moratoire.

L’exemple de la Poste, mais aussi ceux des lignes de bus longue distance et de l’audiovisuel public viennent rappeler le rôle essentiel du politique et du contrôle démocratique pour la définition du service public. Le tout récent document de position de Travail.Suisse sur le service public vient apporter sa contribution au débat.

Pour le document de position de Travail.Suisse

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier de service public, Travail.Suisse, 079 846 35 19
René Fürst , responsable de la branche Poste/Logistique, transfair, 079 551 55 51

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2018 02 28 CP Reseau-postal f.docx 41 KB

28 février 2018, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Prévoyance vieillesse : un financement supplémentaire est nécessaire, pas des réductions de prestations

L’Union patronale suisse pense pouvoir assainir la prévoyance vieillesse avec des réductions de prestations. C’est une fausse piste. Ce n’est pas parce que les gens vivent plus longtemps et qu’ils sont plus nombreux à atteindre l’âge de la retraite qu’ils ont besoin de moins pour vivre. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, demande un financement supplémentaire solide. suite

Qui agit comme si la prévoyance vieillesse pouvait continuer à afficher une bonne santé sans autre, méconnaît les réalités d’aujourd’hui. Des coûts de santé élevés, des problèmes non résolus parmi les travailleurs âgés, mais aussi des mesures d’économies dans les prestations complémentaires pour les bas revenus mettent sous pression la prévoyance vieillesse des futurs rentiers et rentières. Dans le 2e pilier, on a fortement réduit dans bien des cas les rentes dans le domaine sur-obligatoire malgré de bons rendements des placements. Le but constitutionnel – le maintien d’un niveau de vie approprié après la prise de la retraite – est mis en danger pour beaucoup de personnes concernées. C’est pourquoi, Travail.Suisse demande dans l’’AVS un pourcent de TVA « baby-boomer » et d’autres sources de financement. La population est prête à admettre que la prévoyance vieillesse coûte un peu plus si l’on garantit les prestations. Mais pas avec un âge de la retraite des femmes plus élevé. La proposition de l’Union patronale suisse aux travailleuses se résumant à « Payer plus et travailler plus pour ça » ne recueillera pas de majorité, l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes ayant été une des principales raisons pour le rejet de la prévoyance vieillesse 2020. On a au contraire besoin d’une meilleure rente AVS pour les bas revenus. La formule des rentes actuelle doit ainsi être revue.

Pour mémoire : l’Union patronale suisse a aidé, par son non à Prévoyance vieillesse 2020, à empêcher la baisse du taux de conversion minimal. Cette baisse aurait été supportable parce qu’elle aurait été compensée dans le 1er et 2e pilier. L’Union patronale paraît maintenant être mal à l’aise à cet égard. Pour Travail.Suisse, il faut compenser intégralement des baisses du taux de conversion minimal dans la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle. Il n’y a pas de place pour des baisses de rentes. On a vu que la méfiance de la population est forte vis-à-vis du 2e pilier. Le fait que les banques et les assurances gagnent beaucoup d’argent avec la prévoyance professionnelle et distribuent des bénéfices importants à des actionnaires privés y joue un rôle décisif. Avant de revenir avec une baisse du taux de conversion minimal, les bénéfices des assureurs dans le 2e pilier et d’autres ponctions comme les coûts de gestion de fortune, doivent clairement reculer. Travail.Suisse est prêt à s’asseoir à une table avec les partenaires sociaux mais attend de l’Union patronale suisse qu’elle s’engage pour éliminer ces carences.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président, tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, Responsable de la politique sociale, tél. 079 777 24 69

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2018 02 15 Altersvorsorge Arbeitgeberverband f.docx 40 KB

15 février 2018, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Résultat du Fonds de compensation AVS : précieuse contribution à l’AVS

Compenswiss, le Fonds de compensation de l’AVS, AI et APG a présenté aujourd’hui des chiffres réjouissants : les bons résultats des placements en 2017 ont procuré deux milliards de francs supplémentaires pour l’AVS. Cela représente plus que les 0.6 pourcent de TVA que la réforme rejetée aurait apportés. Ce bon résultat ne change toutefois rien à la lacune de financement que l’AVS subira en raison de l’évolution démographique. C’est pourquoi, des moyens supplémentaires restent nécessaires sinon la fortune de l’AVS sera épuisée dans 10 à 15 ans. Pour qu’il puisse continuer à apporter une précieuse contribution pour une AVS saine sur le plan financier, le Fonds de compensation AVS ne doit en tout cas pas être vidé. suite

Un placement professionnel de la fortune de l’AVS peut engendrer de bons rendements. Une bonne année pour les placements comme 2017 a permis d’accroître substantiellement la fortune de l’AVS. Le rendement net de 7 pourcent obtenu avec la fortune de l’AVS l’an passé en témoigne. Deux milliards de francs supplémentaires sont ainsi venus s’ajouter pour l’AVS. Cela n’est toutefois possible que parce que l’AVS a encore en ce moment une fortune correspondant à environ une année des dépenses.

Si la politique ne fait rien, la fortune de l’AVS va fondre au cours des prochaines années. Cela est dû au fait que les personnes qui vont partir à la retraite nées à une époque de forte natalité vont grossir le nombre des retraité-e-s. La Confédération estime que la fortune de l’AVS va diminuer de moitié d’ici le milieu de la prochaine décennie et complètement d’ici 2030, sans autres mesures. Cela aura des conséquences aussi pour les placements de la fortune de l’AVS : primo, il y aura moins d’argent à placer, ce qui fera baisser le rendement pour l’AVS. Secundo, l’argent restant devra être placé de manière plus prudente pour éviter un risque de manque de liquidités, ce qui diminuera encore les rendements. Ce n’est que si le Fonds de compensation de l’AVS ne subit pas une véritable saignée qu’il pourra continuer, aussi à l’avenir, à apporter une contribution substantielle pour les finances de l’AVS.

Travail.Suisse continue ainsi à demander un pourcent baby-boomer de TVA et d’autres sources de financement pour l’AVS afin que son financement reste solide aussi pour les 5 à 10 années à venir.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

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2018 02 08 MM AHV-Fonds f.docx 40 KB

08 février 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La libre circulation des personnes n’est possible qu’avec des mesures d’accompagnement efficaces

On a instauré les mesures d’accompagnement parallèlement à l’introduction de la libre circulation des personnes pour empêcher que l’ouverture du marché du travail ne conduise à une pression massive sur les salaires et les conditions de travail. Les mesures d’accompagnement sont de solides instruments mais nécessitent régulièrement des adaptations pour atteindre leur but. Elles sont remises en question par les adversaires de la libre circulation des personnes mais aussi par les négociations concernant un accord-cadre institutionnel avec l’UE. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, la libre circulation des personnes, sans les mesures d’accompagnement, ou avec leur affaiblissement, n’est pas envisageable. suite

Une petite économie ouverte et orientée vers l’exportation comme celle de la Suisse a besoin de relations solidement établies avec les principaux partenaires commerciaux. Travail.Suisse est conscient de la très grande importance économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne (UE) et les a toujours soutenus dans le passé. Mais pour une organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, il est aussi clair que l’acceptation de la libre circulation des personnes, et de la concurrence illimitée de la main-d’œuvre indigène qui en résulte, ne va pas du tout de soi. « La libre circulation des personnes n’est acceptable qu’avec des mesures d’accompagnement efficaces pour garantir la protection des salaires et les conditions de travail en Suisse – cette promesse d’ordre politique doit être tenue », indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. Une résolution du Comité de Travail.Suisse, prise à l’unanimité lors de sa précédente retraite, l’a aussi indiqué clairement.

Différentes attaques sur les mesures d’accompagnement

En ce moment, les mesures d’accompagnement sont menacées de divers côtés. L’UDC se plaint de manière étonnamment ouverte de la limitation de la concurrence par les mesures d’accompagnement. Selon cette façon de voir les choses, les standards minimaux en matière de salaires et de conditions de travail ne représentent pas des conditions de base identiques pour tous les prestataires mais font obstacle aux avantages concurrentiels provoqués par le dumping salarial et social. Avec son initiative pour résilier la libre circulation, l’UDC n’espère pas seulement mettre fin à la libre circulation des personnes mais aussi aux mesures d’accompagnement comme bouclier de protection pour les salaires et les conditions de travail prévalant en Suisse. L’UDC veut des salaires de niveau européen pour la main-d’œuvre en Suisse, ce qui signifierait la fin de nombreuses PME qui ont besoin de cette protection. En outre, les mesures d’accompagnement menacent de devenir l’enjeu conflictuel pour un accord-cadre institutionnel avec l’UE. Bien que les mesures d’accompagnement ont représenté jusqu’ici une ligne rouge dans le mandat de négociation pour un tel accord, des signaux alarmants se multiplient en provenance du Département du Conseiller fédéral IgnazioCassis avec le sacrifice partiel du dispositif des mesures d’accompagnement. Dans un tel cas de figure, un tel accord-cadre n’aura aucune chance parmi les travailleurs et travailleuses.

Répartir de manière plus juste les fruits de la libre circulation – l’obligation de communiquer les postes vacants comme premier pas

Les mesures d’accompagnement ont aidé à maintenir le niveau des salaires en Suisse malgré l’ouverture du marché du travail. En effet, un démantèlement ou un allégement du dispositif de protection contre les abus en matière de salaires et de conditions de travail est inacceptable du point de vue des travailleurs et travailleuses. Au contraire : l’évolution salariale retenue des dernières années et l’effet d’éviction dans certains segments du marché du travail ont accompagné la libre circulation des personnes et il y a un besoin d’agir. Pour Travail.Suisse, il n’est pas seulement indispensable de garantir le maintien de la protection des salaires et des conditions de travail mais il faut aussi que les travailleurs et travailleuses puissent participer à la reprise économique en cours. Pour y parvenir, il faut une croissance substancielle des salaires réels et de meilleures cartes pour la population sur le marché du travail. L’introduction de l’obligation de communiquer les postes vacants représente un pas important dans cette direction devenant effectif à mi-2018. Mais il faut que cela permette vraiment d’améliorer les chances des personnes au chômage en général et celles de groupes discriminés (travailleurs âgés, personnes cherchant à se réinsérer et personnes étrangères).

Les entreprises profitent fortement de la libre circulation des personnes. Ce n’est que si on en partage les fruits de manière plus juste, que l’on continue à garantir la protection des salaires et des conditions de travail, que l’on parvienne à mieux intégrer les jeunes sur le marché du travail et garantir les chances des femmes et des travailleurs âgés sur le marché du travail, que l’on pourra ancrer durablement la libre circulation des personnes avec l’UE. La résiliation des accords bilatéraux avec l’UE, qui est notre plus important partenaire économique, conduirait à une augmentation marquante de nouveaux chômeurs. Après la voie bien visible que veut prendre l’UDC, Travail.Suisse appelle les travailleurs et travailleuses à s’affilier à un syndicat ou à une association de personnel.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président, tél. 079 287 04 93
Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique, tél. 076 412 30 53

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2018 01 30 MM Bedeutung FlaM f.docx 42 KB

30 janvier 2018, Adrian Wüthrich, Président et Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon