Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

L’Union suisse des arts et métiers lance une nouvelle attaque frontale contre la loi sur le travail

La loi sur le travail est soumise régulièrement à des attaques ces derniers temps. C’est l’Union suisse des arts et métiers (usam) qui lance maintenant une nouvelle offensive : sous le couvert de la flexibilité, elle vise à vider de sa substance la loi sur le travail. C’est très mauvais pour la santé des travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, et partenaire social national de l’usam, est disposée à discuter de la loi sur le travail mais combattra toutes les détériorations unilatérales et exige d’abord un énoncé clair sur la saisie du temps de travail. suite

Après que la commission de l’économie du Conseil des Etats ait accepté au début septembre les deux initiatives parlementaires Graber (16.414) et Keller-Sutter (16.423), l’usam lance aujourd’hui une nouvelle attaque.. Elle propose des modifications concrètes dans la loi sur le travail et les ordonnances correspondantes toutes faites unilatéralement au profit des employeurs et au détriment des travailleurs et travailleuses – comme avec la proposition de relever la durée maximale de la semaine de travail à 50 heures. « L’usam ne prend pas au sérieux la situation de très nombreux travailleurs et travailleuses avec ces propositions. La loi sur le travail de la Suisse est déjà l’une des plus libérales d’Europe avec une durée du travail plus longue et plus flexible. La demande de relever de plus de 11 pourcent la durée du travail ne manque pas de culot » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Les travailleurs et travailleuses déjà sous pression aujourd’hui

Déjà aujourd’hui, la pression sur les travailleurs et travailleuses est élevée. Le stress, les lourdes charges de travail et les burnouts ont fortement augmenté au cours des années passées. Les coûts des cas de maladie dus au stress augmentent depuis des années. Les propositions de l’usam mettent encore plus les travailleurs et travailleuses sous pression : « Les conséquences de périodes de travail plus longues, de moins de temps de repos sont claires : plus de stress, plus de risques pour la santé et plus de coûts pour l’économie » indique Adrian Wüthrich. Il ressort du « Baromètre. Conditions de travail » de Travail.Suisse, que c’est la perte de l’autonomie de son temps de travail dans le monde professionnel qui est vue comme la plus grande dégradation (voir Le baromètre Conditions de travail 2016). La conciliation de la vie familiale et professionnelle, l’important engagement dans la famille en tant que parents ou proches aidants, la vie privée, la formation continue, l’engagement dans la société pour des tâches de milice dans la politique ou des associations seront rendus encore plus difficile sinon impossibles.

Travail.Suisse est disposée à dialoguer avec les associations d’employeurs dans le cadre du partenariat social et de faire des propositions au monde politique. « Mais il ne faut pas franchir une ligne insupportable pour les travailleurs et travailleuses. Cela signifie qu’il ne faut pas augmenter encore la durée du travail et stopper la poursuite du démantèlement de la saisie du temps de travail. Il faut aussi que les associations d’employeurs soient prêtes à faire des compromis », relève encore Adrian Wüthrich. Travail.Suisse luttera avec détermination contre le démontage de la loi sur le travail comme on le fait actuellement.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Mobile : 079 287 04 93

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07 novembre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

L’enrichissement des assureurs-vie dans le 2ême pilier doit cesser

Le blocage politique dans le 2ème pilier provoque une perte de confiance dont sont surtout responsables divers acteurs qui gagnent beaucoup d’argent avec le 2ème pilier. Il en va ainsi des grandes sociétés d’assurance-vie. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses a analysé les derniers chiffres relatifs aux affaires faites dans le 2ème pilier et constate que les assureurs-vie continuent à faire des bénéfices surfaits pendant que les assuré-e-s doivent se serrer la ceinture. suite

Pour qu’une réforme politique dans le 2eme pilier aboutisse dans un délai prévisible, la première chose à faire est rétablir la confiance. Les réactions concernant la campagne de votation sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 montrent que la population n’a pas apprécié que l’on gagne beaucoup d’argent dans le 2ème pilier avec sa propre prévoyance vieillesse. Les bénéfices surfaits des sociétés d’assurance-vie privées doivent enfin cesser dans l’assurance sociale prévoyance professionnelle. C’est une condition pour le rétablissement de la confiance.

Travail.Suisse a à nouveau analysé les bénéfices des assureurs-vie à l’aune des derniers chiffres disponibles de la Finma. Le bilan est décevant. Comme jusqu’ici, les assureurs-vie font des bénéfices exagérés en raison d’une réglementation obscure et des primes de risque élevées abusives. Les bénéfices se sont montés à 602 millions de francs en 2016. C’est de l’argent qui sort du 2ème pilier et qui n’est plus disponible pour la prévoyance vieillesse des travailleuses et travailleurs assurés.

Une comparaison diachronique montre que les bénéfices sont restés constants malgré les jérémiades de la Finma et des assureurs. En revanche, la part, de toute manière réduite, des travailleuses et travailleurs assurés aux excédents a encore reculé plus fortement au cours de ces dernières années. Les assureurs ne se gênent donc pas de plumer encore plus les assurés pour maintenir leurs bénéfices.

Trouvez les chiffres détaillés sur les bénéfices des assureurs-vie en annexe (en allemand seulement).

Pour plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, tél. 079 777 24 69

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02 novembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Décision compréhensible : le taux d’intérêt minimal reste à 1 pourcent

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de renoncer à revoir le taux d’intérêt minimal pour 2018 dans la prévoyance professionnelle. Ainsi, l’an prochain, le taux de 1 pourcent reste en vigueur. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, cette décision est compréhensible. Préalablement à un nouvel examen du taux d’intérêt minimal, il faut en revoir les fondements et l’adapter à la situation actuelle. suite

Pour Travail.Suisse, la décision d’aujourd’hui du Conseil fédéral est compréhensible. Cela fait plusieurs années que Travail.Suisse attire l’attention sur le fait que les données prises en considération pour fixer le taux d’intérêt minimal ne tiennent plus suffisamment compte de la politique de placement actuelle de la plupart des caisses de pension. En effet, les bases appliquées jusqu’ici surpondèrent les obligations et ne prennent en considération qu’avec beaucoup de retenue les bons rendements actuels dans l’immobilier et les actions.

C’est pourquoi, Travail.Suisse salue la volonté du Conseil fédéral d’analyser les bases décisionnelles pour fixer le taux d’intérêt minimal jusqu’à l’été prochain. Il est en conséquence juste qu’il n’y ait pas d’adaptation du taux d’intérêt minimal d’ici là. « Une adaptation des bases à la situation actuelle est importante », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. « Un rendement systématiquement trop bas du capital de vieillesse épargné des travailleurs et travailleuses mine la signification même du 2ème pilier ».

Travail.Suisse propose en outre, dans le sens d’une meilleure adéquation à la réalité, de fixer le taux d’intérêt minimal seulement en automne de l’année en cours – c’est-à-dire en automne 2018 pour 2018 – prenant ainsi en considération le résultat déjà obtenu des placements.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69

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01 novembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Libre circulation des personnes : pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, soutient l’action d’aujourd’hui pour une Suisse ouverte+souveraine. Une résiliation de la libre circulation des personnes et, partant, des accords bilatéraux avec l’UE, n’est pas dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses. Ce qu’il faut par contre c’est une meilleure protection des salaires et des conditions de travail et une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation. suite

Travail.Suisse s’est toujours, au cours des années passées, prononcé pour la libre circulation des personnes et donc pour une concurrence illimitée sur le marché du travail de la main-d’œuvre indigène, ce qui ne va pas de soi. « En introduisant la libre circulation des personnes, on a promis sur le plan politique que les salaires et les conditions de travail régnant en Suisse resteraient protégés grâce à des mesures d’accompagnement effectives », indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. Cela requiert une optimisation constante et un développement permanent des instruments afin de pouvoir faire face aux réalités sur le marché du travail. Seulement la moitié des travailleurs et travailleuses en Suisse environ sont protégés par des salaires minimaux obligatoires. Il faut une facilitation de la déclaration de force obligatoire des CCT et un calculateur national des salaires pour faire le constat du dumping salarial de manière unifiée et obligatoire. Par ailleurs, le fait que seulement cinq cantons aient édicté des contrats-type de travail est insatisfaisant, une grande partie des cantons n’appliquant pas par conséquent un important instrument des mesures d’accompagnement.

Bénéfices de la libre circulation pour tous, obligation de communiquer les postes vacants comme premier pas

Les bénéfices de la libre circulation ne doivent pas seulement profiter aux entreprises par des gains et des baisses d’impôts mais aussi à la population de manière bien réelle. La situation sur le marché du travail demeure centrale car « le dumping salarial, les effets d’éviction ou de mauvaises chances pour l’occupation d’un poste détruisent la confiance en la libre circulation », ajoute encore Adrian Wüthrich. Une obligation effective de communiquer les postes vacants peut inverser cette évolution. C’est un premier pas important qui sera franchi si l’on parvient à améliorer les chances des personnes au chômage en général et celles de divers groupes discriminés dans le processus d’engagement, qu’il s’agisse de travailleuses et travailleurs âgés, de personnes en réinsertion et de personnes avec un nom à consonance étrangère. Mais l’obligation de communiquer les postes vacants ne peut fonctionner que si un changement culturel se passe aussi chez les employeurs. Ce n’est que si l’on examine et évalue des personnes au chômage sans préjugés – au lieu de s’empresser de recruter à l’étranger – que l’on pourra réellement améliorer les chances de la population active résidante.

Pour Travail.Suisse, c’est seulement avec une protection efficace des salaires et des conditions de travail, une meilleure intégration des jeunes dans le marché du travail, une participation plus élevée des femmes, une assurance pour les travailleuses et travailleurs âgés de rester sur le marché du travail et des bénéfices de la libre circulation en faveur de tous que l’on réussira à convaincre durablement la population des avantages de la libre circulation. Le fait que l’Union européenne veuille adapter la directive sur les travailleurs détachés et mieux protéger les salaires et les conditions de travail dans le futur, comme les mesures d’accompagnement, montre que l’on arrive aussi au même constat en Europe.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, mobile : 079 287 04 93

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27 octobre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Le Conseil fédéral s’enfiche des besoins des jeunes familles

Le Conseil fédéral rejette l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » et ne prévoit pas de lui opposer de contre-projet. L’argument des coûts n’est qu’un prétexte. Car l’initiative, et d’autant plus un contre-projet, n’engendrent que des coûts très limités. C’est visiblement par position idéologique que le Conseil fédéral estime qu’un congé paternité n’a pas lieu d’être. Il fait ainsi passer l’idéologie avant les besoins des jeunes familles et méconnaît totalement les réalités d’aujourd’hui et c’est honteux. L’association « Le congé paternité maintenant ! » est convaincue que la population est favorable à l’initiative et va s’engager vigoureusement pour que l’on introduise en Suisse – comme dans tous les pays de l’UE – un congé paternité. suite

Le Conseil fédéral ne reconnaît pas les signes du temps. Il fonde sa décision contre l’initiative par le fait qu’elle ne serait pas finançable. C’est risible. Un congé paternité de 20 jours de travail pour tous les nouveaux pères coûte environ 385 millions de francs par an. Cela correspond à 0.06 pourcent salarial chacun pour les travailleurs et travailleuses et pour les employeurs et même pas un pourcent de ce que nous dépensons pour l’AVS. En outre, la réforme de l’armée et la diminution de jours de service militaire libéreront des moyens financiers dans un proche avenir dans le régime des allocations pour perte de gain (APG). L’initiative propose d’utiliser ces moyens pour le congé paternité et investir ainsi pour les jeunes familles et le futur de la Suisse. De ce fait, on pourrait mettre en œuvre l’exigence du congé paternité de façon plus ou moins neutre sur le plan financier. Pour Adrian Wüthrich, le président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » il est pourtant clair que « les perspectives financières du Fonds APG montrent qu’un congé paternité est bien finançable et il est absurde de prétendre le contraire sur ce point.»

L’association « Le congé paternité maintenant ! », en tant que large alliance de la société civile, va s’engager dans le processus politique en cours avec vigueur pour le congé paternité et pour les besoins des jeunes familles. Du temps réglé dans la loi pour les pères lors de la naissance d’un enfant est une condition pour que les pères d’aujourd’hui puissent prendre au sérieux leur responsabilité que l’on attend d’eux et qu’ils ont à cœur d’accomplir. Que la loi continue à traiter un des plus importants moments de l’existence de la même manière qu’un déménagement représente une insulte. De nombreuses entreprises l’ont reconnu en proposant un congé paternité. Mais ce ne sont en général que les grandes entreprises qui peuvent se le permettre. Il en résulte que pour les pères l’obtention d’un congé paternité est une affaire de chance selon l’employeur. C’est injuste. Le congé paternité doit être un droit pour tous les pères. L’association s’engage pour que tous les pères obtiennent des conditions-cadres minimales pour un bon départ dans la vie de famille. L’initiative sur le congé paternité représente déjà un compromis avec 20 jours de travail. C’est pourquoi un congé paternité solidaire financé par les APG est nécessaire, de notre temps et finançable.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, secrétaire de l’association « Le congé paternité maintenant ! », Tél. 079 777 24 69

L’association « Le congé paternité maintenant ! » et ce que veut l’initiative

L’association est portée par quatre organisations faîtières : Travail.Suisse (travailleurs et travailleuses), mànner.ch (organisations masculines et paternelles), Alliance F (organisations féminines) et Pro Familia Suisse (organisations des familles). En incluant les membres passifs, l’association compte actuellement plus de 160 organisations diverses et représente ainsi une large alliance de la société civile. L’initiative « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » a été lancée le 24 mai 2016 et fut déposée le 4 juillet 2017. Elle exige un congé paternité de 20 jours de travail au lieu de l’unique jour octroyé dans le cadre des « heures et jours libres usuels » (CO art. 329, al. 3). Le congé paternité peut être pris par jours et de manière flexible dans le délai d’un an après la naissance. L’initiative prévoit de financer les jours de congé pris par le régime des allocations pour perte de gain.
Pour en savoir plus : www.conge-paternite.ch

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18 octobre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon