Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Attaque frontale contre la loi sur le travail

La commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national a lancé hier une attaque en règle contre la protection des travailleurs et travailleuses que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, ne peut pas accepter. La transmission des deux initiatives parlementaires Graber (16.414) et Keller-Sutter (16.423) vise à faire sauter la saisie du temps de travail, à supprimer la limitation de la durée maximale de la semaine de travail et à réduire la durée du repos. Ce cocktail est incompatible avec la santé des travailleurs et travailleuses. suite

Les deux motions qui ont été transmises prévoient de libérer certaines branches économiques et groupes d’entreprises ou de travailleurs et travailleuses du respect de la durée maximale de la semaine de travail de 45 heures et de pouvoir abaisser à huit heures la durée des repos minimaux. Sur le fond, il s’agit de libérer les travailleurs exerçant des fonctions dirigeantes et les spécialistes de la saisie du temps de travail. Cette attaque ne remet pas seulement en question les dispositions centrales de la loi sur le travail mais concerne aussi une grande partie des travailleurs et travailleuses en Suisse en raison de son domaine d’application formulé de manière évasive.

Le stress, la charge de travail et le burnout ont déjà fortement augmenté au cours des dernières années. La perte de la maîtrise de son temps de travail est considérée comme la plus importante détérioration des conditions de travail (voir le Baromètre Conditions de travail 2016). Les initiatives parlementaires qui ont été transmises détérioreront encore nettement plus la situation de surcharge des travailleurs et travailleuses et rendront nettement plus difficile la conciliation de la vie professionnelle, familiale, privée et de la possibilité de formation continue.

« C’est en particulier la suppression de la saisie du temps de travail, rendant impossible les contrôles des dispositions matérielles de la loi sur le travail, qui recèle un danger de travail effectué gratuitement par les salarié-e-s » indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. A l’heure actuelle, les travailleurs et travailleuses en Suisse effectuent déjà environ 200 millions d’heures supplémentaires par année qui, à l’avenir, disparaîtront de la statistique. La décision précipitée de la CER est d’autant plus incompréhensible qu’une dérégulation de la saisie du temps de travail est déjà entrée en vigueur au 1.1.2016 et que l’on n’ait pas attendu une proposition pour une simplification supplémentaire sur la base du compromis des partenaires sociaux.

Pour plus de renseignements :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, bureau : 031 370 21 11, mobile : 076 412 30 53

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22 février 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Réinsertion: les employeurs doivent montrer des solutions concrètes

Les finances de l’AI se sont stabilisées. C’est pourquoi il est juste que le Conseil fédéral propose une poursuite sereine du développement de l’AI qui optimise la réinsertion et renonce à des réductions de prestations. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, une meilleure réinsertion requiert, outre l’amélioration de la collaboration de la Confédération et des partenaires sociaux, aussi de nouvelles orientations allant au-delà de l’entreprise individuelle. En revanche, Travail.Suisse considère qu’un système de rente partiellement linéaire est de nature à faire trébucher la réforme. suite

Travail.Suisse soutient largement les propositions présentées aujourd’hui sur la réforme de l’assurance-invalidité, en particulier le renforcement des efforts au sujet des jeunes adultes et des assuré-e-s atteints sur le plan psychique. Les recettes et dépenses de l’AI étant à nouveau en phase entre elles, ce qu’il faut maintenant c’est un développement continu en lieu et place d’une politique trop marquée par des symboles. Il faut aussi renforcer la mise en œuvre des mesures déjà décidées.

Cela n’ira pas si les employeurs ne s’engagent pas davantage

Dans le but de renforcer les efforts de réinsertion, la loi prévoit nouvellement des conventions de collaboration entre la Confédération et les organisations faîtières de l’économie (organisation d’employeurs et de travailleurs). Travail.Suisse se dit prête à collaborer à une telle convention. Celle-ci doit, outre les règles de coordination et les objectifs qualitatifs, inclure le but supérieur – et cela par le bais d’objectifs quantitatifs contraignants – qui est d’intégrer davantage de personnes handicapées dans le processus de la vie active et de parvenir à les y maintenir durablement.

Les employeurs sont en outre mis au défi de présenter des solutions nouvelles car ils n’offrent toujours que trop peu de places de travail pour les personnes ayant un handicap. « Les employeurs ne peuvent pas seulement parler de réinsertion et d’économies dans l’AI et, en même temps, rejeter un quota d’occupation car rien ne bouge alors. Il faut chercher de nouvelles voies », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. L’apprentissage effectué en réseaux d’entreprise qui est une réussite pourrait servir de modèle à suivre. Ce modèle prévoit la formation commune des apprenant-e-s dans plusieurs entreprises. Avec un tel modèle, les PME peuvent aussi participer aux efforts de réinsertion. Travail.Suisse demande aux organisations d’employeurs de favoriser de telles solutions aussi pour la réinsertion dans la vie active au lieu de continuer à augmenter la pression sur les rentiers et rentières de l’AI.

Un système de rente partiellement linéaire met en danger la réforme

La proposition d’un système de rente partiellement linéaire a déjà contribué à l’échec de la précédente réforme et, avec la majorité parlementaire actuelle, fait de cette réforme factuelle un projet de portée politique symbolique au détriment des personnes concernées. « Le danger est grand que sous couvert d’un système de rente linéaire on pratique une pure politique d’économie » ajoute Matthias Kuert Killer. C’est avant tout le manque de postes de travail et non pas le manque d’incitation pour les personnes concernées qui est le problème de l’AI. Le nouveau système conduira à des réductions de prestations pour les personnes lourdement handicapées (à partir d’un degré d’invalidité de 60%) et ainsi à une plus forte utilisation des prestations complémentaires. Cela ne peut pas et ne doit pas être le but de la réforme.

Pour plus d’informations:
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse, Tel. 079 777 24 69

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15 février 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Grande victoire du peuple pour une réforme équilibrée et juste

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est ravie des résultats des votations, en particulier du refus clair de la RIE3. Malgré une campagne massive des partisans du oui, qui a joué sur la peur de la population en brandissant la menace de délocalisations d’entreprises et de pertes d’emplois, le peuple a courageusement dit non. Il attend maintenant une nouvelle réforme équilibrée et donc contre-financée par l’économie. suite

Les citoyens et citoyennes refusent ainsi de payer une RIE III qui aurait signifié pour la population des baisses de prestations ou des hausses d’impôts. Travail.Suisse appelle désormais le Parlement à recevoir cinq sur cinq le message du peuple et à élaborer sans délais une réforme contre-financée par l’économie. Pour ce faire, il faut biffer tant au niveau fédéral que cantonal la mesure prévoyant le bénéfice corrigé des intérêts et contre-financer la réforme soit par une sensible hausse du taux fédéral d’imposition – ce qui est possible vu la forte baisse des taux cantonaux qui va au-delà de ce qu’avait prévu le Conseil fédéral – soit par une imposition des gains en capitaux, comme le prévoyait le projet initial du Conseil fédéral. Enfin, il s’agit d’enterrer définitivement le projet d’abolition du droit de timbre d’émission qui avait été séparé de la réforme à des fins tactiques et qui entraînerait des pertes fiscales devenues incompatibles avec le résultat du scrutin d’aujourd’hui. Le résultat clair de la RIE III doit aussi une indication pour le parlement chez le projet prévoyance vieillesse 2020.

La Suisse valorise l’intégration en reconnaissant ses enfants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit de l’acceptation par le peuple et les cantons de la naturalisation facilitée pour les jeunes de la 3ème génération. C’est un message positif lancé à ces jeunes et un pas en avant pour la valorisation de l’intégration au sein de la société. Né de l’initiative « La Suisse doit reconnaître ses enfants », le projet de simplifier la naturalisation pour les jeunes de la 3ème génération a été accepté à la double majorité. La Constitution et la loi sur la nationalité seront donc modifiées pour permettre aux jeunes qui en remplissent les conditions de suivre une procédure de naturalisation mieux adaptée à leur situation particulière. Ces jeunes nés et scolarisés en Suisse et dont les parents et grands-parents ont aussi vécu en Suisse n’auront plus besoin de prouver leur intégration. Cette décision du peuple et des cantons renforce l’intégration, puisqu’elle la reconnaît et offrira la possibilité d’une participation politique plus large et dynamique au sein de la société suisse.

Oui à FORTA est un oui pour une mobilité plus durable

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est satisfaite du oui du peuple à la création du fonds pour le financement des routes nationales et du trafic d’agglomération (FORTA). On pourra ainsi financer durablement dans plusieurs régions du pays des projets nécessaires concernant le réseau routier mais aussi des projets de mobilité douce, en particulier dans les agglomérations, ce qui représente un pas positif en vue de parvenir à une mobilité plus durable.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président Travail.Suisse, 079 287 04 93

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12 février 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

L’avenir de la libre circulation des personnes dépendra d’une protection efficace des conditions salariales et de travail et d’un accès assuré au marché du travail

Juste 15 ans après l’introduction de la libre circulation des personnes et trois ans après l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse, le Comité de Travail.Suisse s’est penché lors de sa retraite de façon intensive sur les effets des accords bilatéraux. On a mis en lumière aussi bien les avantages économiques des accords bilatéraux que les problèmes politiques et réels qui en résultent pour les travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse arrive au constat que sans une protection efficace et durable des conditions salariales et de travail et la mise en œuvre d’autres mesures pour mieux utiliser le potentiel de la main-d’œuvre indigène, il n’y a pas d’avenir pour la libre circulation des personnes. suite

Le Comité de Travail.Suisse a consacré sa retraite d’un jour au début de cette semaine aux thèmes des accords bilatéraux, de la libre circulation des personnes et des effets sur le marché du travail. Un exposé introductif de Martin Eichler, économiste en chef de BAK Basel, a examiné les avantages macro-économiques, respectivement les coûts économiques de la suppression des accords bilatéraux. Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse, a dressé un état des lieux du système des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Avec Lugano comme lieu de la retraite, un accent particulier a été mis sur la région frontalière du Tessin. Renato Ricciardi, co-président du syndicat OCST, la plus grande organisation syndicale du Tessin, a fait état des défis spécifiques et des mesures décidées.

Maintenir les accords bilatéraux – répartir plus justement les bénéfices de la libre circulation

Le Comité de Travail.Suisse reconnaît la grande importance macro-économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne. Une petite économie, ouverte et orientée vers les exportations comme celle de la Suisse, se doit d’avoir des relations bien réglées avec ses plus importants partenaires commerciaux. En même temps, l’acceptation de la libre circulation des personnes, et donc la concurrence illimitée faite à la main-d’œuvre indigène, n’a rien d’une évidence pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. Avec l’introduction de la libre circulation des personnes, on a fait une promesse de nature politique, garantissant qu’avec des mesures d’accompagnement efficaces, on protégerait les conditions salariales et de travail en Suisse. Il faut toujours tenir cette promesse ! Travail.Suisse est d’avis qu’il faut une amélioration supplémentaire de l’utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène et une répartition plus juste des bénéfices de la libre circulation des personnes pour le maintien de son acceptation sur le plan politique.

Protection plus efficace et plus durable des conditions salariales et de travail

Le Comité de Travail.Suisse estime aussi que les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes représentent de solides instruments pour protéger les salaires et les conditions de travail et pour lutter contre les abus sur le marché du travail. En même temps, il souligne encore une fois l’importance d’un développement continu et d’une optimisation des mesures d’accompagnement. Un besoin d’agir particulier est manifeste pour ce qui concerne le pourcentage des travailleurs et travailleuses qui sont protégés par des salaires minimaux obligatoires. La Suisse est très en retrait en comparaison européenne avec un taux de couverture par CCT d’environ 50%. Il est dès lors urgent de faciliter la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail pour soumettre davantage de travailleurs et travailleuses à la protection des CCT. Dans les branches sans CCT, il faut édicter en conséquence des contrats-types de travail (CTT). Il est caractéristique que, des 24 CTT cantonaux, 21 ont été édictés dans les cantons de Genève et du Tessin. De plus, il faut mettre en œuvre le plus vite possible le projet envisagé d’attestations de CCT. Ce n’est qu’avec un justificatif du respect des dispositions des CCT que l’on peut garantir que les travaux (par exemple dans les marchés publics) ne soient attribués qu’à des entreprises qui respectent les conditions de travail et salariales.

Potentiel de main-d’œuvre indigène : priorité aux sans-emplois comme premier pas

La priorité aux personnes sans-emplois, que le Parlement a décidée pour mettre en œuvre l’article 121a de la Constitution fédérale, est un pas dans la bonne direction. Mais le Comité de Travail.Suisse demande maintenant une bonne mise en œuvre de cette priorité pour pouvoir réellement améliorer les perspectives sur le marché du travail des personnes désavantagées et au chômage. Pour ce faire, il est aussi indiqué de réactiver l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié pour une meilleure utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène. A cette fin, un crédit spécial pour une offensive de formation continue en faveur des travailleuses et travailleurs plus âgés est nécessaire. Il faut aussi développer la formation de rattrapage pour les travailleurs et travailleuses sans diplôme professionnel et promouvoir la réinsertion des femmes après la pause familiale. Il faut simplifier la conciliation entre la vie professionnelle et familiale et la rendre plus supportable sur le plan financier. Les problèmes des jeunes lors de l’entrée sur le marché du travail (stages abusifs et engagement de durée limitée) doivent être davantage pris en considération et il faut analyser et corriger les détériorations consécutives à la dernière révision de la LACI.

Le Comité de Travail.Suisse est convaincu que ce n’est qu’en protégeant efficacement les conditions de travail et de salaire, en intégrant mieux les jeunes sur le marché du travail, en augmentant la participation des femmes au marché du travail et en garantissant le maintien sur le marché du travail des travailleuses et travailleurs plus âgés que la libre circulation aura un avenir et que la voie bilatérale avec l’Union européenne pourra être durable.

Pour d’autres informations : Adrian Wüthrich, Président, 079 287 04 93

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08 février 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Reconnaissance du travail de care : le Conseil fédéral voit juste

Travail.Suisse applaudit la décision du Conseil fédéral de vouloir trouver des solutions en fa-veur des travailleurs et des travailleuses qui accompagnent leurs proches. Seule une compensa-tion suffisante de la perte de gain momentanée pourra permettre aux actifs de concilier activité professionnelle et travail de care, et ainsi de conserver leur emploi. suite

Congé de courte durée pour soigner un parent malade ; congé de longue durée quand son propre enfant est gravement malade ou accidenté ; les deux congés devant prévoir une compensation du salaire manquant par le système des allocations de perte de gain : voilà des mesures que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendantes des travailleurs et des travailleuses, réclame depuis plusieurs années. Le Conseil fédéral ouvre aujourd’hui la voie à l’adoption de mesures indispensables qui vont encourager la prise en charge et l’accompagnement de leurs proches par les personnes qui occupent un emploi.

Le projet en préparation devra aussi englober les proches de personnes handicapées avec un degré impotence faible, ainsi que les concubins.

Le Conseil fédéral suit la même logique qu’en décembre dernier, quand il a adopté le postulat du conseiller national et président de transfair Stefan Müller-Altermatt : il va aussi fournir un rapport qui montre comment il est possible de préserver une prévoyance professionnelle adéquate pour les personnes qui s’occupent de proches.

Travail.Suisse attend avec beaucoup d’intérêt le projet législatif qui résultera de cette décision. En attendant, toute personne concernée peut se renseigner sur la première plateforme nationale destinée aux proches aidants lancée par Travail.Suisse en octobre 2016 : www.info-workcare.ch.

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou tél. 031 370 21 11

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Flyer info-workcare.pdf 1778 KB

01 février 2017, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité Drucker-icon