Actuel – Votations

Le comité de Travail.Suisse dit oui à l’unanimité au nouvel article constitutionnel sur les soins médicaux de base

Réuni en séance aujourd’hui, le comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a adopté ses consignes de vote relatives à l’article constitutionnel 117a sur les soins médicaux de base, de même que sur l’initiative populaire fédérale « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants ». suite

Les soins médicaux de base ont urgemment besoin d’un plan schéma directeur qui va l’arrimer aux défis du futur. L’article consitutionnel 117 a (nouveau) est le contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la médecine de famille ». Il oblige la Confédération et les cantons de veiller à ce que des soins médicaux de base de bonne qualité et en suffisance soient accessibles à tous. La médecine de famille en sera ainsi mise en valeur.

Oui aux soins médicaux de base

Les soins médicaux de base sont menacés à l’avenir par différentes évolutions : une vague de départs à la retraite parmi les médecins de famille assortie de difficultés considérables pour trouver une succession ou, grosso modo, un manque fondamental de spécialistes de la santé. Parallèlement, le nombre de maladies chroniques et multiples croît en raison de l’évolution démographique. Un nouvel article constitutionnel 117a est nécessaire pour assurer à l’avenir des soins médicaux de base de bonne qualité sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi le comité de Travail.Suisse s’est prononcé à l’unanimité en faveur du oui.

Initiative populaire « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants »

Dès le 1er janvier 2015, la « loi fédérale sur l’interdiction d’exercer une activité, l’interdiction de contact et l’interdiction géographique » entre en vigueur. Sur de nombreux et importants points, cette loi va plus loin que l’initiative « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants ». Elle prévoit ainsi non seulement une interdiction de travailler, mais aussi une interdiction de contact et une interdiction géographique, ceci pas explicitement envers les pédophiles, mais aussi envers les auteurs de délits tels que l’exploitation de situations de détresse, l’encouragement à la prostitution, en cas de pornographie caractérisée, etc. La loi fédérale répond sérieusement aux préoccupations de l’initiative, soit la protection des enfants et des personnes dépendantes, sans pour autant contrevenir au principe de proportionnalité. Le comité de Travail.Suisse a par conséquent dit non à l’initiative populaire fédérale « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants ».

12 mars 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

La mise en oeuvre de l’initiative ne doit pas entraîner de pression sur les salaires ni de suppressions d’emplois

Les syndicats écrivent au Conseil fédéral

Les conséquences de l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse » inquiètent beaucoup les syndicats. La mise en œuvre de cette dernière implique des dangers importants pour les travailleurs et travailleuses. Des emplois et les mesures de protection des salaires en vigueur sont menacés. C’est pourquoi, dans une lettre commune adressée mardi 11 février au Conseil fédéral, les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse ainsi que les deux plus grands syndicats du pays Unia et Syna précisent quels principes doivent être appliqués par les décideurs politiques dans la mise en œuvre de cette initiative, pour que les intérêts des salarié(e)s ne passent pas à la trappe. suite

La suppression des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) menacerait des dizaines de milliers d’emplois dans l’exportation. Et les salaires risqueraient d’être confrontés à une pression accrue si les mesures de protection les concernant devaient être démantelées plutôt que renforcées. En outre, la main-d’œuvre sans passeport suisse résidant en Suisse est menacée de discriminations radicales si l’initiative est appliquée au pied de la lettre.

C’est pourquoi les faîtières syndicales et les syndicats soussignés appellent le Conseil fédéral à respecter les principes suivants pour la mise en œuvre de cette initiative :

- Le Conseil fédéral doit respecter le principe de la non-discrimination. Limiter le séjour, l’accès à la sécurité sociale et le regroupement familial de la main-d’œuvre résidente dépourvue de passeport suisse représenterait une énorme régression sociale. Il n’est pas question de mettre en place un système de contingent inhumain, ni non plus de recréer un statut de saisonnier.

- Les inquiétudes des travailleurs et travailleuses quant à leurs salaires et conditions de travail n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. L’acceptation de l’initiative de l’UDC remet aussi en question les actuelles mesures de protection des conditions de travail locales. Pour s’assurer qu’en Suisse, on continue à payer des salaires suisses demain, le Conseil fédéral doit s’engager pour une protection des salaires plus poussée et non pas affaiblie. Impossible sinon de protéger les emplois contre la concurrence au moyen de la sous-enchère.

- Enfin, le Conseil fédéral doit tout faire pour préserver les accords bilatéraux. En l’absence de relations stables et structurelles avec le principal partenaire commercial de la Suisse, il y a risque de pression accrue sur les salaires et de perte d’emplois.

L’initiative ne peut être mise en œuvre que si ces principes sont observés, sinon les travailleurs et travailleuses devront payer le prix de son acceptation dans les urnes.

Pour plus d’informations:
Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05
Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31
Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94
Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS,
079 620 11 14
Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11

11 février 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

La protection des salaires sera encore plus importante !

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette le résultat de la votation d’aujourd’hui sur l’initiative sur l’immigration de masse. Les problèmes existant sur le marché du travail ne pourront pas être résolus ainsi. Il faut craindre, au contraire, l’avènement d’une société à deux classes sur le marché du travail, ce qui augmentera encore la pression sur les salaires. Pour garantir aussi à l’avenir la protection des salaires et des conditions de travail, il faut inclure dès le départ les représentants des travailleurs pour la mise en œuvre de l’initiative. suite

La campagne de votation et le résultat d’aujourd’hui ont montré la force du scepticisme de la population vis-à-vis de la libre-circulation des personnes. On a visiblement pas accordé suffisamment d’attention au dumping salarial et à d’autres effets négatifs de la libre-circulation. L’économie et la politique n’ont pas réussi à répartir de façon équilibrée les avantages économiques de la libre-circulation.

Avec la décision populaire d’aujourd’hui débute une phase de grande incertitude concernant la poursuite des relations de la Suisse avec l’UE. La fin de la libre-circulation menace l’ensemble des accords bilatéraux, ce qui signifie une très grande insécurité pour les relations futures de la Suisse avec son principal partenaire économique.

Effets négatifs sur le marché du travail

Le retour au système des contingents menace le marché du travail d’une segmentation en deux parties. L’économie continuera à faire venir en Suisse la main-d’œuvre nécessaire qui ne pourra pas se protéger contre le dumping salarial en raison de sa plus grande dépendance et la pression sur les salaires grandira. « Les contrôles sur le marché du travail pour la protection des salaires et des conditions de travail en Suisse seront donc encore plus importants » indique Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse. La protection du marché du travail revêtira une importance considérable lors de la mise en œuvre de l’initiative. Il est dès lors clair pour Travail.Suisse que les organisations de travailleurs doivent être inclus dès le départ à la mise en œuvre.

FAIF: La politique des transports sur de bons rails !

Travail.Suisse salue l’approbation par le souverain du financement et de l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire, FAIF. Les investissements très importants consentis pour développer le rail et les transports publics peuvent aussi être vus comme une réponse concrète et souhaitée par le peuple pour résoudre les problèmes de mobilité renforcés par la croissance de la population. En disant oui à FAIF, le peuple a aussi accepté le fait que le développement du rail a un coût pour les particuliers puisque la solution de financement retenue met à contribution tant les usagers du train que les automobilistes.

Plus d’informations :
Martin Flügel, Président, Portable : 079 743 90 05
Gabriel Fischer, Responsable politique économique, Portable : 076 412 30 53

09 février 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Le Comité de Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses s’est prononcé lors de sa séance du Comité du 4 février sur l’initiative sur le salaire minimum qui sera soumise au vote du peuple le 18 mai 2014. Le Comité dit oui à un salaire minimum légal et reconnaît ainsi le besoin urgent d’agir auprès des bas salaires. suite

L’initiative sur le salaire minimum demande un salaire minimum légal de 22 francs par heure, ce qui correspond à un salaire mensuel d’environ 4000 francs. Travail.Suisse reconnaît les problèmes des personnes dans les branches à bas salaires et estime qu’il faut agir en particulier en lien avec la libre-circulation des personnes et la pression sur les salaires et l’emploi qui en résultent.

Pas de réponse venue de la politique

Travail.Suisse a oeuvré à différents niveaux à un contre-projet direct ou indirect à l’initiative sur le salaire minimum, ce qui aurait dû être considéré comme un signe pour le bon fonctionnement du partenariat social. Finalement, le Parlement a rejeté l’initiative sans avoir fait le moindre pas en direction de l’exigence de l’initiative. « La politique a eu la chance de trouver une voie médiane. Parce qu’il n’y a pas eu la moindre réponse allant dans cette direction, Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum » a indiqué Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse.

Pour plus d’informations:
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, tél. 031/370’21’11

05 février 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

NON à l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse »

Le 9 février, l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse » sera soumise au peuple suisse. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, cette initiative constitue un montage totalement fallacieux, car au lieu de s’attaquer à des problèmes manifestes relatifs aux infrastructures des transports, à la construction de logements ou au marché du travail, elle favorise l’immigration, augmente le risque de dumping salarial et fait fi de la contribution de la main-d’œuvre étrangère à notre qualité de vie élevée. suite

Voici les principaux arguments de Travail.Suisse en faveur d’un NON à l’initiative de l’UDC:

- L’initiative ne fait que jeter de la poudre aux yeux: l’UDC prétend limiter l’immigration grâce à cette initiative. Pour ce faire, il conviendrait d’introduire des contingents, comme autrefois. Or, en jetant un coup d’œil rétrospectif, on constate que l’immigration était tout aussi importante, voire plus élevée, à l’époque des contingents qu’à celle de la libre circulation des personnes. Les chiffres de l’immigration sont directement liés à la bonne marche de l’économie en Suisse. L’initiative n’y changera pas grand-chose puisqu’elle demande explicitement que les intérêts de l’économie soient pris en considération au moment de fixer les contingents. Jusqu’ici, on n’a constaté un recul de l’immigration qu’en cas de récession et de taux de chômage élevé. Or, voilà qui n’est certainement pas une évolution souhaitable.

- L’initiative favorise l’immigration et le dumping salarial: elle introduit la notion de préférence nationale. Une entreprise n’obtiendra l’autorisation d’embaucher un collaborateur étranger que si elle est dans l’impossibilité de recruter un travailleur suisse. Ainsi les étrangers résidant déjà en Suisse seront traités comme des immigrants, ce qui est à la fois stupide et dangereux. Si l’embauche d’une main-d’œuvre bon marché provenant d’Allemagne, de France, de Pologne ou de Hongrie, etc. ne demande pas plus de travail ni de temps que celle d’un étranger résidant en Suisse, il est certain que l’entreprise préférera recruter la main-d’œuvre plus avantageuse provenant de l’étranger. De ce fait, l’immigration, les frontaliers et le dumping salarial seront favorisés plutôt que contrecarrés.

- L’initiative ramène à la question des « travailleurs immigrés » sans droits ni protection: elle réduit considérablement les droits et les chances des étrangers en Suisse. À titre d’exemple, le regroupement familial sera limité et les autorisations de séjour seront directement liées à l’activité professionnelle. Toute personne au chômage devra quitter le pays. Non seulement cette manière de traiter la main-d’œuvre étrangère est indigne, mais encore l’importante insécurité qu’elle génère n’est pas propice à une intégration réussie. Des travailleurs sans droits ni protection – menacés en tout temps par un retrait de leur autorisation de séjour et donc par la perte de ce qui sous-tend leur existence – sont en outre le rêve de tout employeur peu regardant. Ces travailleurs ne s’opposeront jamais à des traitements inéquitables, ce qui augmentera donc encore le risque de dumping salarial.

- L’initiative met à mal la protection salariale: grâce au travail des syndicats, des mesures visant à protéger les salaires en Suisse ont été introduites en même temps que la libre circulation des personnes. Actuellement, des dizaines de milliers de contrôles salariaux sont effectués chaque année en Suisse. Il va de soi que des abus sont alors détectés. Certes, ils existaient auparavant, mais ils étaient tout simplement invisibles. Aujourd’hui, les employeurs sont tenus d’ouvrir leurs livres de paie et de prouver qu’ils versent des salaires corrects. C’est là un immense progrès. Le marché du travail en Suisse n’a jamais été aussi bien contrôlé qu’actuellement. Tout cela n’existerait plus si l’initiative était acceptée et, faute de protection, les travailleurs en Suisse subiraient une pression croissante sur les salaires – voir plus haut.

- L’initiative déprécie le travail accompli par la main-d’œuvre étrangère en Suisse: la préférence nationale, la restriction au regroupement familial, la suppression des droits aux prestations sociales et le retrait de l’autorisation de séjour en cas de perte d’emploi traduisent un mépris total du travail accompli par les étrangers. Nous avons besoin de leur travail pour assurer notre qualité de vie. Sans la main-d’œuvre étrangère, ce serait le chaos, ne serait-ce que dans le domaine de la santé, mais aussi dans d’autres branches. Les prestations fournies par les étrangers méritent d’être reconnues, et les êtres humains qui les fournissent méritent d’être traités décemment et équitablement.

- L’initiative menace les relations réglementées avec nos voisins: la Suisse n’est pas une île. Nous avons des voisins et nous faisons partie d’un tout. Ayant choisi de ne pas adhérer à l’UE ou à l’EEE, la Suisse a réglé, à l’aide des Accords bilatéraux, ses relations avec les Etats voisins. Ces accords sont à la base de près des deux tiers de nos exportations; un emploi sur trois en Suisse est tributaire de nos échanges commerciaux avec les Etats de l’Union européenne. Il nous faut entretenir ces relations et ne pas les mettre en péril par une initiative dangereuse et inopérante.

Faisons notre devoir en politique intérieure

Aux yeux de Travail.Suisse, il est bien plus important de s’atteler à des mesures de politique inté-rieure plutôt qu’à une initiative inutile, voire dommageable, contre l’immigration. Des mesures cher-chant à relever les défis concrets qui se posent en matière d’infrastructures, de construction de logements et – absolument essentielles pour nous les syndicats – de renforcement du partenariat social, ainsi que des mesures d’accompagnement visant à lutter contre le dumping salarial. C’est la raison pour laquelle Travail.Suisse dit clairement NON à l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse ».

Annexe Dimension

Nein zur Abschottungsinitiative der SVP f.docx 17 KB

20 janvier 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon