Actuel – Votations

Quel visage et quelle voix ont les jeunes de la 3ème génération ?

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a produit une vidéo actuellement disponible sur youtube en collaboration avec le syndicat Syna, Jeunesse.Suisse, le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ) et Albinfo.ch. Cette vidéo donne la voix à deux jeunes de la 3ème génération et montre l’exemple de personnes nées en Suisse qui se sentent appartenir à ce pays. D’autres interventions dans la vidéo expliquent également les raisons qui justifient de voter «OUI » le 12 février prochain. suite

À l’heure des votations du 12 février, la population pourra décider si elle souhaite faciliter la naturalisation des jeunes de la 3ème génération de moins de 25 ans. Plusieurs conditions strictes conditionnent la possibilité de demander la naturalisation facilitée, mais pour véritablement comprendre l’enjeu des votations, il est avant tout nécessaire de comprendre qui sont les jeunes de la 3ème génération concernés pouvant déposer une telle demande. Dans ce contexte, la vidéo réalisée https://youtu.be/SJ5IvjyX9sI (en allemand seulement) montre deux témoignages de jeunes de la 3ème génération, leur lien avec la Suisse et les motivations qui les poussent à vouloir obtenir la nationalité suisse.

Travail.Suisse ainsi que les autres organisations partenaires de la vidéo considèrent que la naturalisation facilitée des jeunes de troisième génération de moins de 25 ans constitueraient une chance pour notre société. Leur naturalisation serait une véritable opportunité pour élargir leur participation politique et reconnaître celles et ceux qui construisent la Suisse de demain. D’après une récente étude de l’Université de Genève, les jeunes de 3ème génération âgés de moins de 25 ans se compteraient au nombre de 25 000. Ces jeunes sont né-e en Suisse, y ont suivi toute leur scolarité, y travaillent, ont des parents et grands-parents intégrés.

Pour plus d’informations :
Hélène Agbémégnah, responsable politique de migration et questions juridiques, tél 078 760 93 73
Selina Tribbia, responsable du service migration du syndicat Syna, tél. 078 741 48 14
Roman Helfer, Président de Jeunesse.Suisse, tél. 079 540 78 37
Annina Grob, Secrétaire générale ad interim du Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), tél. 031 326 29 36
Bashkim Iseni, Directeur de Albinfo.ch, tél. 021 349 40 28

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2017 01 12 Votation vidéo fr.docx 48 KB

12 janvier 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

Naturalisation facilitée pour les étrangers de troisième génération : lancement de la campagne!

Aujourd’hui, la conseillère nationale Ada Marra et une large coalition de partis ont lancé la campagne pour un « OUI » à la naturalisation facilitée des jeunes étrangers de la 3ème génération. Le 12 février 2017, le peuple et les cantons devront se prononcer sur un changement de la Constitution fédérale qui permettra d’alléger la procédure pour les étrangers et étrangères de moins de 25 ans. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, soutient la campagne et a signé l’Appel lancé ce matin. suite

Travail.Suisse dit aussi « OUI » pour un changement de la Constitution, afin de permettre aux jeunes né-e-s en Suisse de moins de 25 ans d’obtenir un passeport sans devoir prouver une intégration dont ils font déjà preuve. Leurs parents et grands-parents ont aussi vécu en Suisse. Leurs parents y sont même nés et y ont été scolarisés. Qui d’autre qu’un jeune de la 3ème génération pourrait-il être mieux placé pour prouver son appartenance à la société suisse ?

Travail.Suisse a signé l’Appel (http://www.dritte-generation.ch) et invite à un large soutien de la population et des cantons. La facilitation de la naturalisation des personnes étrangères de 3ème génération permettra une meilleure reconnaissance sociale et politique pour des personnes déjà intégrées. Les jeunes sont l’avenir de la société et du marché du travail. Discriminer une partie de cette jeunesse dont font partie les jeunes de la 3ème génération serait donc une erreur pour notre avenir. Comment peut-on être né-e en Suisse, y avoir suivi toute sa scolarité, y travailler, avoir des parents et grands-parents intégrés et s’appeler encore « étranger » ?

Pour plus d’informations : Adrian Wüthrich, président, tél. 079 287 04 93

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2016 11 22 Lancement campagne 3ème génération.docx 47 KB

22 novembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Votations du 12 février 2017 : Travail.Suisse dit une fois non et deux fois oui

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, s’est penché, lors de sa séance de hier, sur les objets soumis en votation le 12 février 2017. Il dit non à la réforme de de l’imposition des entreprises III (RIE III) et oui à la naturalisation facilitée des jeunes de la 3ème génération et à la création d’un Fonds pour les routes nationales et pour le trafic d’agglomération (FORTA). suite

Non à la réforme de l’imposition des entreprises III

Le Comité de Travail.Suisse dit clairement non à la réforme de l’imposition des entreprises III (RIE III). Travail.Suisse est certes favorable à la suppression des régimes fiscaux cantonaux privilégiés, contraires à l’équité, mais pas aux prix d’allégements fiscaux démesurés pour les grandes entreprises et leurs actionnaires. Il est intolérable que cette réforme, qui devrait être contre-financée par l’économie, entraîne des pertes fiscales de près d’1,5 milliard de francs pour la Confédération et de plusieurs milliards de francs pour les cantons. Ce n’est pas à la population de payer l’addition extrêmement lourde de la RIE III par des baisses de prestations de service public, notamment sous la forme de nouveaux paquets d’économie, ou alors par des hausses d’impôts. Un refus populaire de la RIE III présentera l’avantage de soumettre un nouveau projet au Parlement qui devra cette fois-ci être correctement contre-financé par l’économie, par exemple par une imposition des gains en capitaux, comme le prévoyait d’ailleurs le projet original du Conseil fédéral, ou par un relèvement de l’impôt fédéral sur les bénéfices des entreprises.

Oui à la naturalisation facilitée des jeunes de la 3ème génération

C’est à l’unanimité que le Comité de Travail.Suisse recommande le oui à la révision de la Constitution pour faciliter la naturalisation des jeunes de la 3e génération. Les jeunes de la 3ème génération sont né-e-s en Suisse, ont suivi leur scolarité obligatoire en Suisse et se prédestinent à y intégrer le marché du travail. Leurs parents sont également nés en Suisse et y ont également été scolarisés. Et pour finir, leurs grands-parents aussi ont séjourné en Suisse.

La seule différence qui subsiste entre ces jeunes et les suisses est la couleur du passeport. Car les jeunes de la 3ème génération sont bels et bien suisses par leur culture, leurs attaches et leur langue. La question qui se pose n’est donc pas de prouver leur intégration mais de reconnaître leur existence en tant que suisse et non plus étranger ! Une facilitation de la procédure pour l’obtention du
passeport à croix blanche ne doit plus seulement être prévue dans quelques cantons, mais dans toute la Suisse.

Oui à FORTA

Le Comité de Travail.Suisse approuve l’arrêté fédéral sur la création d’un fonds pour les routes nationales et pour le trafic d’agglomération (FORTA). Malgré le fait que FORTA ne soit pas suffisamment financé par les utilisateurs avec une trop modeste hausse du prix de l’essence, les éléments positifs l’emportent avec en premier lieu l’intégration dans FORTA de l’ensemble des moyens de transports, en particulier ceux qui promeuvent la mobilité douce dans les agglomérations.

P+our plus d’informations :+
Adrian Wüthrich, Président, Tél. 079/287.04.93

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2016 11 17 Communiqué consignes de vote février 2017.docx 45 KB

17 novembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

L’initiative « Pour des prix équitables » renforce le pouvoir d’achat des travailleurs

Les prix surfaits en Suisse et notamment le « supplément suisse » sur les produits importés sont un sujet brûlant depuis plusieurs années. L’initiative « Pour des prix équitables », lancée par la Schweizerischer Konsumentenschutz (Fédération suisse pour la défense des droits des consommateurs) et d’autres associations économiques, reprend cet élément de la révision de la loi sur les cartels, qui a échoué, et demande que soit ancrée dans la constitution fédérale la liberté d’achat et d’acquisition. Il est ainsi possible de renforcer la compétitivité des branches orientées vers l’exportation et d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs d’environ 15 milliards de francs par année. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, s’est prononcé en faveur du soutien moral à cette initiative. suite

Il est de notoriété publique depuis longtemps que les prix pratiqués en Suisse pour les produits cosmétiques, les vêtements, les magazines, les appareils électroniques, etc. se situent nettement au-dessus de ceux des pays voisins. On sait aussi que ce n’est qu’en partie une résultante des salaires et des coûts d’infrastructure comparativement élevés qui prévalent en Suisse. Les producteurs visent de manière ciblée, avec des « suppléments suisses », le pouvoir d’achat élevé de la Suisse. L’initiative est maintenant une réaction aux (non-)décisions du Parlement. En février 2012, le Conseil fédéral a présenté au Parlement son projet de révision de la loi sur les cartels. Il avait pour objectif de renforcer la concurrence en Suisse et, partant, de faire baisser les prix. Le problème des prix élevés était donc bien à l’origine de la révision de la loi sur les cartels, mais s’est ensuite retrouvé en marge du projet. En même temps, la révision a été alourdie, notamment avec des réformes institutionnelles et une interdiction de fait partielle des cartels dans le domaine des ententes verticales. Conséquence : la révision de la loi sur les cartels a échoué lors de la consultation parlementaire en septembre 2014. Dans la foulée, la question de l’îlot de cherté qu’est la Suisse a été reprise par le Conseiller aux Etats Hans Altherr sous la forme d’une initiative parlementaire (14.449 / Prix à l’importation surfaits. Supprimer l’obligation de s’approvisionner en Suisse). Tant la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats que celle du Conseil national ont approuvé cette initiative parlementaire, qui demande qu’un projet allant dans ce sens soit présenté avant l’été 2017. En outre, le canton de Schaffhouse a présenté une initiative cantonale (16.301 / Lutte contre les prix élevés en Suisse), qui n’a pas encore été traitée jusqu’ici dans le processus parlementaire.

Diminution du pouvoir d’achat des travailleurs – diminution de la compétitivité des entreprises

L’Administration fédérale des douanes fait état, dans son rapport annuel sur le commerce extérieur de la Suisse en 2015, d’importations de biens de consommation pour une valeur de 80 milliards de francs, de biens d’investissement pour 40 milliards de francs, de matières premières et de produits semi-fabriqués pour 37 milliards de francs.

Au chapitre des biens de consommation, on peut retrancher 8 milliards de francs de produits alimentaires importés, étant donné que leur prix élevé résulte de droits de douane voulus pour protéger l’agriculture suisse. Si l’on estime que 20 à 25% 1 des 72 milliards de francs d’importations de biens de consommation sont un surcoût, c’est une atteinte injustifiée au pouvoir d’achat de l’ordre de 15 milliards de francs par an qui en découle. En même temps, le commerce de détail souffre du tourisme d’achat, en forte augmentation. Celui-ci représente en moyenne quelque 11 milliards de francs par année, il met en danger des emplois en Suisse et entraîne une pression croissante sur les conditions de travail dans la branche.

Dans le domaine de l’importation de biens d’investissement et de produits semi-fabriqués, on constate aussi des prix excessifs. Ceux-ci ne sont pas du même ordre de grandeur que ceux des biens de consommation, mais représentent quand même, tout compte fait, des milliards de francs par an. Les entreprises suisses qui produisent pour le marché international et sont déjà confrontées à un franc surévalué doivent donc compter avec un désavantage supplémentaire en matière de prix. Une perte de compétitivité et ses retombées négatives pour la croissance et le marché du travail en sont les conséquences.

Il importe que l’initiative réclame des prix d’achat – des prix à l’importation donc – équitables et non des prix de vente. De cette manière, ni les marges, ni les coûts d’infrastructure ne sont touchés, et notamment pas les salaires, comparativement élevés en Suisse.

Un soutien moral à l’initiative pour des prix équitables utile aux travailleurs

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, a décidé de soutenir moralement l’initiative pour des prix équitables. Le comité de Travail.Suisse est unanime à penser que l’initiative est apte à maintenir la pression pour que soit trouvée une solution au problème de l’îlot de cherté qu’est la Suisse, même après que la révision de la loi sur les cartels a avorté. Deux effets positifs pour les travailleurs sont attendus. D’une part, une somme non négligeable restera chaque année dans le portemonnaie des travailleurs au lieu que des gains injustifiés enrichissent les grandes entreprises internationales et les importateurs. Ce pouvoir d’achat supplémentaire soutiendra la consommation privée avec les effets positifs qu’on peut en attendre sur la croissance et le marché du travail. D’autre part, des prix équitables des biens d’investissement et des produits semi-fabriqués peuvent améliorer la compétitivité des entreprises tournées vers l’exportation, ce qui ne peut que bénéficier au maintien et à la création d’emplois, et aux salaires.


1 Ce qui correspond à une étude du SECO datant de 2003, avant la forte appréciation du franc suisse, et représente donc une estimation conservatrice (cf. Martin Eichler, Michael Grass, Christoph Koellreu-ter, Thomas Kübler: Preisunterschiede zwischen der Schweiz und der EU (Différences de prix entre la Suisse et l’UE).

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2016 11 09 TravailSuisse-unterstuetzt-Fair-Preis-Initiative f.docx 17 KB

09 novembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Recommandation de vote du Comité de Travail.Suisse pour la votation du 27 novembre 2016

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses a, lors de sa séance du 31 août 2016, décidé de prononcer la liberté de vote pour l’initiative « Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire (initiative «Sortir du nucléaire»). suite

L’initiative sortir du nucléaire demande l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires et une durée maximale d’exploitation de 45 ans pour les centrales nucléaires existantes. L’initiative prévoit en plus pour la sortie programmée du nucléaire un tournant énergétique reposant sur des économies d’énergie, l’efficience énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Si les inspections de sécurité montrent qu’une centrale nucléaire ne doit plus être exploitée, il faut, selon le Comité de Travail.Suisse, la débrancher. Mais cela nécessite une planification à long terme, suivant en cela l’exemple de la centrale nucléaire de Mühleberg. Or, les délais de mise hors circuit des centrales nucléaires, tels que prévus par l’initiative, ne garantissent pas cette planification à long terme. Cela empêcherait aussi la reconversion du personnel concerné. Le Comité regrette dès lors que l’on n’ait pas réussi à régler de façon plus claire la question de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires dans la stratégie énergétique 2050. C’est pourquoi, le Comité de Travail.Suisse a décidé de la liberté de vote.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tél. 031 370 21 11, mobile : 079 287 04 93

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2016 09 01 PAROLEN-zu-eidg-Abstimmung-27-11.docx 13 KB

01 septembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon