Actuel – Votations

Perspective de la session d’hiver 2017

Plusieurs propositions seront débattues au Parlement durant la session d’hiver lesquelles revêtent une importance centrale pour les travailleurs et les travailleuses. Nous vous présentons volontiers la position de Travail.Suisse sur certains thèmes choisis.

En tant qu’organisation faitière indépendante des travailleurs et des travailleuses, Travail.Suisse s’engage dans la politique et en tant que partenaire social au niveau national pour que le travail ait de l’avenir. Vous en saurez plus sur notre document de congrès « Pour un travail ayant de l’avenir » sous www.travailsuisse.ch.

Nous vous souhaitons une bonne session et restons en tout temps à votre disposition pour répondre à vos questions.
(Secrétariat : 031 370 21 11 ou par e-mail).

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TravailSuisse Perspective Session-d-hiver-2017 f.pdf 229 KB

22 novembre 2017, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication Drucker-icon

Votations fédérales du 4 mars 2018 : non à « no Billag » et oui au nouveau régime financier

Lors de sa séance d’aujourd’hui, le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, recommande à l’unanimité de dire non à l’initiative « no Billag » et oui au nouveau régime financier. suite

L’*initiative « no Billag »*, en prévoyant de supprimer les redevances radio et télévision et en interdisant tout subventionnement de chaînes de radio et télévision, met de facto fin au service public audiovisuel. Non seulement la SSR serait très gravement touchée mais aussi de nombreuses chaînes locales et régionales qui dépendent de manière prépondérante de la redevance. Il en résulterait un grave affaiblissement de la diversité linguistique et culturelle mais aussi de la démocratie. La suppression de la redevance entraînerait une réduction de l’offre en matière d’information et de débats nécessaires pour se forger une opinion sur différents thèmes. L’information sera davantage orientée en fonction d’intérêts privés. Les travailleurs et travailleuses seront prétérités car, avec la disparition du service public audiovisuel, qui garantit la pluralité et la diversité des opinions, les thèmes qui les concernent directement seront moins pris en considération ou alors traités de manière partiale.

Un oui à l’initiative « no Billag » privera la SSR de l’essentiel de ses moyens et on voit mal comment elle pourrait les compenser suffisamment par d’autres sources de financement. Il en résultera donc des suppressions d’emplois massives à la SSR mais aussi auprès des chaînes privées locales et régionales pour lesquelles la redevance peut représenter jusqu’à deux tiers de leurs recettes.

Le nouveau régime financier est indispensable pour garantir à partir de 2021 et jusqu’en 2035 que la Confédération continue à bénéficier des sources de revenus que sont la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt fédéral direct (IFD). Etant donné que l’IFD date de 1983 et la TVA de 1995, et que la part de ces impôts représentent environ deux tiers des recettes de la Confédération, Travail.Suisse aurait souhaité qu’on les inscrive définitivement dans la Constitution fédérale comme le proposait le Conseil fédéral. Etant donné que cette option n’a pas été retenue, il faut au moins garantir les recettes de l’IFD et de la TVA à partir de 2021 et jusqu’en 2035.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

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2017 11 15 PAROLEN NoBillag-und-Finanzordnung2021 f.docx 40 KB

15 novembre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Le non à Prévoyance vieillesse 2020 : un blocage qui coûte cher

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est très déçue du non serré à Prévoyance vieillesse 2020. Un temps précieux sera ainsi perdu car les défis de la démographie demeurent. Toute nouvelle solution sera plus chère que le paquet qui a été rejeté. Travail.Suisse continuera à se positionner pour un financement supplémentaire raisonnable pour garantir le niveau des rentes actuel et lutter contre des mesures de démantèlement des rentes. Le plus urgent est de transférer les 0.3 pourcent de TVA de l’AI à l’AVS. Il faut parallèlement discuter de sources de financement pour financer la « bosse » démographique qui marquera les deux décennies à venir. suite

Le résultat d’aujourd’hui va prolonger le blocage de la réforme de la prévoyance vieillesse. Du fait des différentes positions des adversaires de la réforme, il est peu vraisemblable que l’on puisse mettre rapidement en œuvre un plan B consensuel. On perd ainsi un temps précieux pendant lequel la lacune de financement de l’AVS va encore grandir et la répartition défavorable entre les personnes assurées actives et celles au bénéfice d’une rente se poursuivre.

Il est incontesté que l’AVS a besoin de moyens supplémentaires en raison du grand nombre de personnes arrivant à la retraite ces prochaines années. On ne conteste pas non plus le fait qu’il faut garantir le niveau des prestations. C’est pourquoi, il faut tout d’abord aller de l’avant avec l’adaptation prévue de la TVA en faveur de l’AVS. En même temps, il faut être ouvert sans préjugés à des sources de financement supplémentaires pour l’AVS.

Le but des employeurs est clair : ils veulent augmenter l’âge de la retraite. Et cela, si possible, sans compensation. Travail.Suisse s’opposera de manière déterminée à cette démarche. Le non d’aujourd’hui n’est pas un oui à la retraite à 67 ans. La situation réelle sur le marché du travail montre que de nombreux travailleurs et travailleuses ont déjà de la peine aujourd’hui à rester dans la vie active, déjà jusqu’à 65 ans. Il est donc évident qu’un relèvement généralisé de l’âge de la retraite ne peut en aucun cas ouvrir la voie à une nouvelle réforme. L’absence d’égalité salariale était évidemment une raison pour laquelle les femmes ont voté contre le relèvement de l’âge de la retraite. Un nouveau projet devra donc apporter des améliorations dans le domaine de l’égalité des salaires.

Personnes de contact :
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, mobile : 079 287 04 93 (momentanément atteignable à Berne à la Grossen Schanze)
• Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Travail.Suisse, Mobile 079 777 24 69

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2017 09 24 CP-Votation-Prevoyance-vieillesse-2020 Le non-est-un blocage-qui-coute-cher f.docx 42 KB

24 septembre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Aux urnes pour notre AVS!

La réforme sur laquelle nous voterons ce week-end assure notre prévoyance vieillesse. Concrètement: celle-ci reste finançable ces prochaines années. Et surtout: elle pérennise nos rentes sans les diminuer! Cette réforme bénéficie aux plus jeunes et aux plus âgés. suite

Ce dimanche de votation, le 24 septembre, les enjeux seront fondamentaux. Et il n’y a aucun doute: seul un double «oui» permettra de stabiliser la prévoyance vieillesse, de garantir les rentes et la retraite à 65 ans. Si nous perdons la votation, les associations patronales – excepté celles de Suisse romande – et ceux qui veulent détruire l’AVS auront gagné. Cela veut dire qu’ils supprimeront le supplément AVS, qu’ils introduiront un taux de conversion plus bas et une retraite à 67 ans pour tous – sans aucune mesure de compensation. La population votante suisse doit en être consciente.

La réforme est importante car elle modernise la prévoyance vieillesse, en améliorant notamment le deuxième pilier des travailleurs à temps partiel. En outre, la baisse du taux de conversion minimal permet d’éviter un financement croisé des caisses de pension des jeunes vers les plus âgés. Par ailleurs, le financement supplémentaire via la TVA garantit des finances AVS solides et empêche un trou de plusieurs milliards que les jeunes générations seraient les seules à devoir combler. Par conséquent, cette réforme ne les «trahit» pas. En cas de refus, des mesures d’économies drastiques et une hausse massive des cotisations menacent ces prochaines années.

Plus de sécurité pour les seniors

La prévoyance professionnelle pénalise aujourd’hui les chômeurs seniors, car avec la perte de leur emploi ils perdent aussi leur droit à une rente de la caisse de pension. La Prévoyance vieillesse 2020 met un terme à cette double punition. En effet, en cas de perte d’emploi après 58 ans, un travailleur pourra rester affilié à sa caisse de pension et bénéficiera ultérieurement d’une rente. De plus, un motif important de discrimination due à l’âge tombe, car les cotisations au deuxième pilier des travailleurs d’âge moyen se rapprochent de celles des 55 ans et plus. Ainsi, par rapport à leurs collègues plus jeunes, les travailleurs âgés deviennent moins «chers» pour les entreprises.

Bénéfique pour tous les retraités

Aux dires des opposants, la Prévoyance vieillesse 2020 «punirait les retraités». Tout cela est entièrement faux! En effet, cette réforme, associée à une légère hausse de la TVA, permet de couvrir les coûts du vieillissement démographique pour les prochaines années. Les retraités actuels en bénéficieront également, car cela permettra d’adapter leur rente tous les deux ans à l’évolution des salaires et des prix.

Compromis le plus important de la décennie

La réforme de la prévoyance vieillesse garantit les rentes sans diminution, introduit d’importantes modernisations et répartit les sacrifices sur de nombreuses épaules. Le compromis est équitable. Plutôt que de monter les générations les unes contre les autres, les opposants devraient jouer franc jeu. L’objectif qu’ils visent avec un non est clair: pas de supplément AVS, mais oui à la hausse de l’âge de la retraite des femmes et à une baisse du taux de conversion – avec en ligne de mire la retraite à 67 ans pour tous.

La réforme apporte une sécurité accrue aux plus jeunes et aux plus âgés. La torpiller est un geste irresponsable envers toutes les générations. Nous devons accepter ce compromis, il n’y en aura pas de meilleur.

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2017 09 08 AV2020 Eine-Reform-für-alle f.docx 17 KB

18 septembre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

„ La prévoyance vieillesse 2020 est dans l’intérêt de toutes les générations !“

Nous vieillissons et les Baby Boomer arrivent à l’âge de la retraite. C’est pourquoi la prévoyance vieillesse nécessite plus d’argent. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande, avec différents groupes d’âges de toutes les générations, de contribuer à la stabilité financière de l’AVS et pour des rentes sûres en disant 2x oui le 24 septembre. Ceux qui cherchent à dresser les générations les unes contre les autres en polémiquant n’ont comme seul objectif que d’attaquer frontalement le modèle à succès qu’est l’AVS. suite

Si la majorité de la population votante et des cantons disent 2x oui le 24 septembre à la prévoyance vieillesse 2020 et à l’augmentation de la TVA, il en résultera des rentes sûres pour toutes les générations. L’AVS, avec son principe de financement par répartition, repose justement sur la solidarité des générations. Ce principe a fait ses preuves et est à la base du modèle à succès de l’AVS, en tant qu’institution étatique suisse fondamentale.

Les jeunes profitent de la réforme

La réforme de la prévoyance vieillesse a son prix, aussi pour les jeunes Mais elle apporte de nombreuses améliorations comme par exemple le financement supplémentaire par la TVA. Il empêche un trou en milliards de francs dans l’AVS que les jeunes générations devraient autrement couvrir seules. La réforme apporte aussi une meilleure protection d’assurance de la caisse de pension pour les personnes travaillant à temps partiel, ce qui profite fortement à la jeune génération. La baisse du taux de conversion empêchera le subventionnement croisé indésirable des jeunes vers les vieux dans les caisses de pension. Il est bon de rappeler la nécessité de la solidarité entre générations. Cette dernière organisée dans l’ensemble de la société est clairement dans l’intérêt de la jeune génération car sans une AVS solidement financée, tout un chacun devrait à nouveau à titre privé venir en aide financièrement à ses parents.

Les travailleuses et travailleurs âgés profitent de la réforme

Malheureusement, on tend à oublier que la perte d’un emploi avant la retraite signifie aussi la perte du droit à une rente de la caisse de pension : l’argent épargné est placé sur un compte de libre passage et, selon les circonstances, l’aide sociale l’utilisera encore avant que l’âge ordinaire de la retraite ne survienne. Il en résulte un dénuement lors de la retraite et une charge pour les prestations complémentaires. La prévoyance vieillesse 2020 permet, pour les personnes de plus de 58 ans qui perdent leur emploi, de rester dans la caisse de pension et d’obtenir plus tard de celle-ci une rente normale. Il faut aussi mentionner la retraite flexible qui permet, désormais, des solutions individuelles selon l’état de santé et la situation sur le marché du travail.

Les rentières et rentiers actuels profitent de la réforme

Les rentes des rentières et rentiers actuels ne sont pas touchées. Et ils profitent directement du bon état des finances de l’AVS : leurs rentes continueront à être adaptées tous les deux ans à l’évolution des prix et des salaires (indice mixte). Il se justifie dès lors qu’ils participent modérément, via la TVA, à la stabilité financière de l’AVS. Il est aussi logique qu’ils ne reçoivent pas de supplément AVS de 70 francs car celui qui a pris sa retraite en 2018 n’est pas concerné par l’abaissement du taux de conversion. Ils n’ont pas à redouter de réductions de la caisse de pension et n’ont donc pas besoin de mesures de compensation. Etant donné que le supplément AVS est financé par les pourcents salariaux, ils ne paient pas non plus pour cela.

Toutes les générations retirent une utilité concrète de la prévoyance vieillesse 2020. Et le compromis des rentes renforce la solidarité entre les générations. L’AVS est une œuvre sociale originelle suisse transcendant les générations. Elle mérite mieux que des polémiques gratuites à ses dépens. Personne ne gagnera à ce que l’on dresse les générations les unes contre les autres. La prévoyance vieillesse 2020 coûte quelque chose mais elle apporte des rentes sûres et une modernisation adaptée à notre époque de la prévoyance vieillesse pour toutes les générations. C’est déjà beaucoup. 2x oui à la prévoyance vieillesse est donc moins une question des générations qu’une décision politique de la raison.

Plus d‘informations
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse
Mobile: 079 287 04 93
• Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale Travail.Suisse,
Mobile: 079 777 24 69
• Bea Heim, co-présidente de la Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse VASOS/FARES, conseillère nationale,
• Mobile: 079 790 52 03
• Michel Pillonel, co-président du Conseil Suisse des Ainés CSA,
Mobile: 079 414 86 10
• Daniel G. Neugart, président de SAVE 50Plus Schweiz (travailleuses et travailleurs âgés)
Tél. 061 361 50 05
• Roman Helfer, co-président de Jeunesse.Suisse (organisation de jeunesse de Travail.Suisse)
Mobile: 079 540 78 37

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2017 09 06 MK Altersvorsorge2020 Generationen Dossier f.pdf 608 KB

06 septembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon